La Russie met fin au recrutement irrégulier d'Africains pour la guerre en Ukraine, tandis que le Ghana et d'autres pays mettent en garde contre de fausses promesses attirant des combattants.
Le dirigeant russe restreint les pratiques de recrutement
Lors d'une rencontre à Moscou le 30 octobre, le dirigeant russe a informé son homologue ghanéen, John Dramani Mahama, que les recrutements irréguliers et volontaires ne seraient plus autorisés. Cette déclaration a été faite lors des discussions du troisième sommet Russie-Afrique.Le Ghana présente des domaines de coopération
Le gouvernement ghanéen a présenté six domaines de collaboration avec la Russie, parmi lesquels l'énergie, le militaire, l'agriculture et le milieu universitaire. Ces engagements ont été exposés lors de la même rencontre avec le dirigeant russe.Le recrutement dans la guerre en Ukraine au cœur des discussions
Le recrutement de Ghanéens par l'armée russe pour la guerre en Ukraine a également fait partie des sujets abordés. Cette question suscite des inquiétudes à travers l'Afrique, plusieurs pays exprimant leur malaise face aux pratiques qui y sont liées.Des inquiétudes face à de fausses promesses faites aux Africains
Plusieurs pays africains, dont le Kenya, l'Afrique du Sud, le Nigeria et la Gambie, ont exprimé leur vive préoccupation face au recrutement de jeunes au moyen d'offres trompeuses d'emploi rémunéré, de postes de sécurité ou de possibilités d'études. Ces promesses servent souvent à attirer des personnes vers le service militaire.Estimations du nombre de combattants africains en Ukraine
Selon les estimations, environ 1 500 combattants africains, dont des ressortissants du Kenya, d'Afrique du Sud, du Nigeria, du Ghana et de Tanzanie, auraient participé à la guerre en Ukraine. Ce chiffre témoigne de l'inquiétude croissante que suscite ce phénomène à travers le continent.