Outil d'IA chinois lié à des cyberattaques

Un outil d'intelligence artificielle chinois baptisé Artex serait lié à une série de cyberattaques visant des entreprises japonaises, selon la filiale basée à Tokyo d'un grand groupe internet. Les attaques ont touché des dizaines d'entreprises, dont des chaînes de restaurants et un loueur de voitures, avec des signalements d'accès non autorisés et de fuites de données potentielles concernant des millions de clients.

Une entreprise de cybersécurité confirme le rôle de l'outil d'IA

La branche cybersécurité du groupe GMO Internet a confirmé l'utilisation d'Artex après avoir enquêté sur les attaques en collaboration avec des organisations extérieures. Daiki Fukumori, de GMO, a écrit sur le blog de l'entreprise que les attaques semblent avoir visé presque exclusivement le Japon, ce qui laisse penser à une opération ciblée contre les entreprises japonaises.

Artex conçu pour tester la sécurité

Artex a été conçu comme un outil d'IA destiné à tester les défenses informatiques et à aider les organisations à repérer leurs failles potentielles. Toutefois, les développeurs chinois ont récemment cessé de permettre aux programmeurs d'accéder à son code source, invoquant une utilisation abusive par des « acteurs malveillants », et ont indiqué que l'outil ne serait plus mis à jour ni maintenu.

Des liens antérieurs avec des cyberattaques en Corée du Sud

La Corée du Sud avait déjà lié Artex à plusieurs cyberattaques visant des établissements financiers. Les développeurs d'Artex ont déclaré que son utilisation pour mener des cyberattaques est « totalement contraire » à leurs intentions et ont souligné que le projet passera à un code source fermé afin d'empêcher de nouveaux détournements.

Six serveurs identifiés comme sources des attaques

Six serveurs ont été identifiés comme étant à l'origine des attaques, selon Daiki Fukumori. La filiale de GMO a classé ces serveurs par secteur, tels que la finance, le commerce électronique et la logistique, mais n'a pas précisé leur localisation ni l'identité de ceux qui les exploitent. L'entreprise a transmis ces informations aux autorités afin de contribuer à prévenir de nouveaux dommages.

Le gouvernement japonais appelle à renforcer les défenses

Le gouvernement japonais a demandé aux entreprises de renforcer leurs dispositifs de cybersécurité en réponse aux attaques. Cette mise en garde intervient alors que les inquiétudes grandissent quant à un possible détournement d'outils d'IA conçus pour tester la sécurité, ce qui souligne la nécessité de mieux se protéger contre de telles menaces.