Le Cap-Vert cherche une nouvelle coopération avec le Brésil

Le Cap-Vert explore de nouveaux domaines de collaboration avec le Brésil, en mettant l'accent sur la modernisation des douanes, le transfert de technologies et le renforcement des capacités techniques. Les discussions ont eu lieu lors d'une rencontre entre une délégation capverdienne et Mathias de Alencastro, secrétaire aux Affaires internationales du ministère des Finances du Brésil.

Rencontre en marge des assemblées du FMI et de la Banque mondiale

Les échanges se sont tenus en marge des réunions annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, organisées à Bangkok, en Thaïlande, du 12 au 18 octobre 2026. Les discussions visaient à renforcer les capacités techniques et institutionnelles et à moderniser les procédures des deux pays.

Mettre l'accent sur l'assistance technique et le partage des connaissances

Les échanges ont souligné l'importance de l'assistance technique et du transfert de connaissances dans le développement de la coopération entre le Cap-Vert et le Brésil. Le gouvernement capverdien a fait remarquer que cette approche s'appuie sur des liens historiques et culturels, tout en recherchant des initiatives concrètes de coopération économique et institutionnelle.

L'efficacité des douanes, un enjeu majeur

Pour le Cap-Vert, un archipel qui dépend fortement des importations, l'amélioration des procédures douanières représente un défi important pour faciliter les échanges commerciaux et accroître les recettes publiques. Le pays a déjà mis en œuvre plusieurs mesures visant à simplifier les procédures d'importation, d'exportation et de transit.

Améliorations douanières et hausse des recettes

Parmi ces mesures figurent l'utilisation du système informatique SYDONIA World pour le dédouanement, la mise en place du Guichet unique portuaire (JUP) et le paiement électronique des droits et taxes de douane. En 2025, les recettes douanières ont atteint 31,014 milliards d'escudos capverdiens, soit une hausse de 12,5 % par rapport à 2024.

Un potentiel de coopération dans les douanes et l'agriculture

La coopération avec le Brésil pourrait conduire à la formation des agents des douanes, au partage d'expertise en matière d'inspection des marchandises, à l'interconnexion des systèmes numériques et à l'amélioration du dédouanement. Dans le domaine agricole, le Cap-Vert est confronté à des défis tels que les faibles précipitations, les sécheresses et les terres arables limitées, ce qui le rend fortement dépendant des importations alimentaires.

La coopération agricole avec le Brésil

Selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), plus de 80 % de l'alimentation du Cap-Vert est importée par voie maritime. La coopération avec le Brésil pourrait contribuer au transfert de savoir-faire et de technologies agricoles, ainsi qu'au développement de techniques d'irrigation adaptées au climat du pays.