Des députés du groupe politique La France insoumise ont déposé une résolution visant à créer une commission d’enquête pour examiner les allégations de violences policières survenues lors des manifestations étudiantes. Ce groupe, qui siège à l’Assemblée nationale en France, demande une enquête sur les « violences policières, administratives et pénales » qui auraient eu lieu sur une période de plus de dix jours durant la mobilisation étudiante. La commission d’enquête proposée aurait pour mission d’analyser les actions des forces de l’ordre et les éventuelles responsabilités des personnes impliquées, qu’il s’agisse de celles ayant donné les ordres ou de celles les ayant exécutés. Thomas Portes, député de La France insoumise, a déclaré lors d’une conférence de presse le 6 octobre que la police aurait blessé et frappé des lycéens lors des manifestations. Il a insisté sur la nécessité de créer rapidement cette commission d’enquête, affirmant qu’il n’y aurait « ni oubli ni pardon » pour les agents impliqués dans des actes de violence envers les manifestants. Malgré leur volonté de mettre en place cette commission d’enquête, les députés de La France insoumise ont choisi de ne pas utiliser leur « droit de tirage », un outil parlementaire qui permet généralement à chaque groupe politique de créer une commission d’enquête une fois par session. Cette décision s’explique en partie par le fait que la session parlementaire en cours prendra fin à la fin du mois de février, alors que le pays se prépare pour l’élection présidentielle à venir. Les groupes politiques se sont entendus pour ne pas recourir au droit de tirage avant la clôture de la session. L’Assemblée nationale conserve toutefois la possibilité de créer une commission d’enquête par un vote, bien que cette procédure soit plus complexe que l’utilisation du droit de tirage. Pour que la proposition de résolution aboutisse, elle devra être approuvée par une majorité de députés lors d’une séance publique. Cela signifie que La France insoumise devra obtenir le soutien d’autres groupes politiques pour que la commission soit effectivement mise en place.