L'espérance de vie mondiale a fortement augmenté, et près de 46 % de la population vit désormais dans des régions où l'espérance de vie dépasse 75 ans.
Une espérance de vie mondiale en nette progression
Environ 46 % de la population mondiale vit aujourd’hui dans des régions où l’espérance de vie atteint 75 ans ou plus, contre seulement 16 % au début des années 2000. Cette hausse repose sur des travaux de Christian Vandermotten et Christian Dessouroux, de l’Université libre de Bruxelles, publiés dans la revue Population & Sociétés.Une hausse de l’espérance de vie à l’échelle mondiale
L’espérance de vie moyenne dans le monde a augmenté de près de sept ans au cours des 25 dernières années, passant de 66,5 ans au début des années 2000 à 73,2 ans en 2023. En Afrique subsaharienne, la progression a été particulièrement spectaculaire : l’espérance de vie y a gagné 11 ans, passant de 52,1 ans en 2000 à 63,1 ans en 2023.Les principaux facteurs de cette amélioration
La baisse de la mortalité est attribuée à trois grandes stratégies de santé publique : l’accès élargi aux vaccins essentiels pour les nourrissons, l’amélioration des soins médicaux pendant la grossesse et l’accouchement, et la distribution de traitements contre le VIH/sida. Ces efforts ont permis de maîtriser une crise sanitaire majeure et de réduire nettement les décès dans de nombreuses régions.Les champions de l’espérance de vie
Le Japon, la Corée du Sud et Taïwan sont en tête du classement mondial, avec des moyennes comprises entre 83 et 84 ans. L’Europe méditerranéenne obtient également de bons résultats, avec une moyenne de 83,4 ans. Ces régions partagent des facteurs communs, comme une alimentation riche en légumes, en poisson et en bonnes graisses, une activité physique régulière et des liens sociaux solides.Les États-Unis accusent du retard
Malgré un système de santé très coûteux, les États-Unis restent en retrait par rapport aux autres pays développés en matière d’espérance de vie. Les chercheurs avancent plusieurs explications : la consommation d’aliments ultratransformés, le manque d’activité physique, l’obésité et le coût élevé des soins du quotidien pour une grande partie de la population.Un progrès plus lent dans les pays développés
Les gains d’espérance de vie ralentissent dans les pays développés. Les progrès dans la réduction des maladies cardiovasculaires marquent le pas, les nouveaux traitements contre le cancer n’ont pas encore eu d’effet notable sur la longévité, et les avancées dans le traitement des maladies neurodégénératives restent limitées.Vers un vieillissement en bonne santé
L’objectif d’allonger l’espérance de vie est désormais complété par une attention portée au vieillissement en bonne santé. Si les médicaments jouent un rôle, la véritable prévention commence à 40 ans, avec une alimentation équilibrée, une activité physique régulière et un sommeil de qualité.