Un récent sondage de l’université Quinnipiac révèle que **73 %** des Américains s’inquiètent de la menace que l’intelligence artificielle (IA) pourrait faire peser sur la survie de l’humanité. Cette préoccupation s’est accentuée ces derniers mois, notamment après plusieurs incidents très médiatisés où des modèles d’IA ont été utilisés pour pirater des sites web ou perturber des services en ligne. Malgré cette crainte, l’IA n’est pas encore devenue un enjeu majeur dans le choix des électeurs lors des scrutins nationaux ou locaux. Les questions comme le coût de la vie, la corruption, le marché du travail et l’économie restent perçues comme plus urgentes par la population. Selon Echelon Insights, seuls **8 %** des électeurs considèrent l’IA comme l’un des deux problèmes les plus importants auxquels le pays est confronté. Bien que les débats sur la sécurité de l’IA aient gagné en visibilité dans l’espace public, les experts estiment qu’elle ne jouera pas un rôle central lors des prochaines élections au Congrès. Toutefois, les inquiétudes liées à l’IA pourraient avoir un impact plus marqué sur les scrutins locaux, comme le souligne Jasmine Sun, chercheuse en tendances politiques. La question des centres de données, essentiels pour héberger et gérer d’énormes volumes d’informations numériques, est également devenue un sujet de controverse dans plusieurs États. Au **8 octobre**, **321** moratoires sur la construction de centres de données étaient en vigueur dans **39 États**, avec une concentration particulièrement élevée dans le Midwest, notamment au Michigan. Ces moratoires, qui limitent ou suspendent les nouveaux projets de centres de données, ont été évoqués lors de débats politiques, comme lors d’une récente campagne pour le poste de gouverneur au Michigan. Les campagnes politiques menées dans tout le pays ont affiché une forte opposition aux centres de données, quel que soit le parti. Selon le groupe Absecon, **96 %** des campagnes menées par des candidats démocrates et **91 %** de celles portées par des républicains critiquent le développement des centres de données. Seuls quelques rares candidats, soit **10 sur 685**, ont exprimé leur soutien à ces infrastructures, dont **7 républicains** et **3 candidats sans étiquette**. Cette opposition généralisée reflète l’inquiétude croissante de l’opinion publique face aux impacts environnementaux, économiques et sociaux de la construction à grande échelle de centres de données.