Les Atomium Comics Awards, créés il y a dix ans pour soutenir les créateurs de bandes dessinées, ont révélé une partie importante des lauréats 2026 le 19 septembre, à l’occasion de l’ouverture du Festival du strip de Bruxelles. Sept prix ont été décernés à la Bourse de Bruxelles, tandis que le huitième, dédié au patrimoine, sera remis début décembre à Paris. Cette année, les récompenses s’élèvent à plus de 85 000 euros, incluant des dotations financières pour les gagnants, des avances sur droits d’auteur, des espaces publicitaires et des publications payantes. Le Prix du patrimoine, portant le nom de Catherine Schoemann, reste à attribuer, avec 15 œuvres en lice pour un gain de 5 000 euros. Le lauréat sera dévoilé début décembre, en marge du festival SoBD à Paris.
Adele Rhoads a remporté le Prix Leblanc du Nouveau Talent pour son projet V.A. Destiné aux auteurs ayant publié deux albums maximum, ce prix s’accompagne d’une bourse de 10 000 euros, d’une avance sur droits d’auteur et d’un contrat d’édition. L’œuvre de Rhoads, qui sera publiée par Casterman, raconte l’histoire d’une fillette de 11 ans rendant visite à sa grand-mère atteinte d’un cancer dans une maison isolée au cœur des forêts de Virginie. Troublée par un pressentiment, la jeune fille s’échappe par la fenêtre et s’enfonce dans les bois, où son périple prend une dimension à la fois étrange et symbolique, mêlant souvenirs, histoire familiale et nature.
Désirée et Alain Frappier ont été récompensés par le Prix Atomium de l’art et du design graphique pour L’Oiseau chanteur, doté de 4 000 euros. Ce prix salue le trait, la mise en page, la typographie et la manière dont les choix visuels renforcent le récit. L’histoire suit Désirée Frappier, qui retourne sur les lieux de son enfance après la mort de sa mère, explorant comment les expériences passées façonnent la mémoire et l’identité. Le texte et les images sont séparés dans la mise en page, symbolisant des vérités non dites. Un oiseau mécanique brisé puis réparé représente la fragilité du processus de guérison et de souvenir, tandis que des dessins en noir et blanc accompagnent le retour vers le passé.
Pascal Matthey a reçu le Prix Atomium, aussi appelé l’Espiègle de la bande dessinée, pour Du pain blanc et du chocolat, publié par L’Employé du Moi. Ce prix de 10 000 euros récompense un album graphique sorti en 2025. L’histoire suit Pascal, qui rend visite à ses grands-parents en Allemagne chaque été, mêlant ses souvenirs des années 1980 à l’histoire familiale. Le récit explore subtilement l’impact des expériences liées à la guerre sur la vie ordinaire, reliant les générations à travers des scènes d’enfance et des souvenirs personnels.
Laurie Agusti s’est vu décerner le Premier Prix Atomium Galaxies BD pour Rouge signal. Sélectionnée par la rédaction de Galaxies BD sur La Première, l’œuvre bénéficie de 20 000 euros d’espaces publicitaires et d’un accompagnement éditorial. L’histoire suit Alexandre, un homme solitaire travaillant dans la vente au détail et passant beaucoup de temps en ligne. Ses déceptions et ressentiments émotionnels le poussent à adopter des vues misogynes et à rejoindre des groupes incels. Observant un salon de manucure depuis sa fenêtre, il se fixe sur les femmes qui y travaillent, traçant un chemin vers la radicalisation. Le récit met également en lumière les vies et les interactions des quatre femmes du salon.
Ersin Karabulut a remporté le Prix Atomium Cognito de la bande dessinée historique pour Journal inquiet d’Istanbul. Ce prix de 5 000 euros récompense le deuxième tome de la série, couvrant les années 2007–2017, publié par Dargaud en janvier 2025. L’histoire retrace la création de la revue satirique Uykusuz avec des amis, qui a rapidement gagné en popularité auprès des jeunes lecteurs turcs. Karabulut, qui ne se considère ni comme un militant politique ni comme un intellectuel, décrit comment les bouleversements politiques dans son pays influencent de plus en plus son travail et sa vie, mêlant humour et moments de doute et de difficulté.
Charles Berberian et Michèle Standjofski ont été primés par Le Soir pour Et toi, comment ça va ?, publié par Casterman. Ce prix inclut 20 000 euros d’espaces publicitaires et une présence éditoriale sur les plateformes du quotidien belge. L’œuvre suit une correspondance entre Standjofski à Beyrouth et Berberian à Paris, née pendant la guerre du Liban. Leurs dessins, leurs nouvelles et leurs préoccupations reflètent leurs perspectives contrastées sur un monde violent et commenté. Standjofski poursuit sa pratique artistique à Beyrouth, tandis que Berberian tente de donner un sens aux informations qu’il reçoit de Paris à travers ses dessins.
Maxence Jacquin a obtenu le Prix Atomium Spirou pour sa série Charles & Cie. À 27 ans et encore inédit en album, les strips de Jacquin seront publiés dans Spirou en 2027 à des tarifs professionnels. La série, présentée en trois cases par strip, a été choisie pour sa capacité à créer une intrigue, un univers et une chute humoristique à plusieurs niveaux de sens. Le jury a salué l’humour « spontané, direct et efficace » de Jacquin, et ses strips seront mis en avant dans Spirou tout au long de l’année 2027.
Prix Atomium 2026 : sept récompenses décernées à Bruxelles
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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