Les expatriés israéliens doivent rentrer pour voter

Les citoyens israéliens vivant à l'étranger doivent revenir dans le pays pour voter, car Israël n'autorise ni le vote par correspondance, ni le vote par procuration, ni le vote dans les consulats. Cette obligation a conduit à la création de programmes qui aident les expatriés à rentrer pour les élections.

Le programme Fly & Vote aide les voyageurs

Le programme « Fly & Vote », lancé par AID Coalition, une organisation israélo-américaine créée lors des manifestations de 2023 contre la réforme judiciaire de Netanyahou, fournit des billets d'avion aux expatriés israéliens pour l'élection du 27 octobre. Toutefois, le programme ne peut pas offrir les billets directement aux participants.

Une forte demande pour le programme

Au début du mois de septembre, plus de 30 000 Israéliens vivant à l'étranger s'étaient inscrits au programme, sur un total d'environ 630 000 expatriés. La demande est la plus forte aux États-Unis, en particulier à New York, ainsi que dans les grandes villes européennes comme Londres, Berlin et Lisbonne.

Profil démographique des expatriés et tendances de vote

Les expatriés israéliens viennent souvent de zones urbaines, sont diplômés et, pour la plupart, laïcs. Ils travaillent dans des secteurs tels que la technologie, la recherche, la médecine et d'autres professions très qualifiées. Ces groupes, concentrés dans la région de Tel-Aviv, ont joué un rôle central dans l'opposition à la réforme judiciaire et tendent à soutenir des candidats centristes, de gauche ou issus de la droite opposée à Netanyahou.

Des inquiétudes sur la légalité du programme

Le succès du programme « Fly & Vote » a suscité des inquiétudes parmi les partisans de Netanyahou. Le Likoud a menacé de déposer une plainte auprès de la Commission électorale centrale, affirmant que cette aide pourrait être considérée comme une forme de corruption électorale ou comme un don politique illégal. L'ONG AID Coalition nie avoir financé les billets et affirme ne pas sélectionner les participants en fonction de leurs opinions politiques.

Les frais de voyage non pris en charge par l'État

Si les transports en commun sont gratuits en Israël le jour du scrutin, l'État ne rembourse pas les frais de voyage des personnes vivant à l'étranger. Certains expatriés ont acheté leurs propres billets, l'un d'eux affirmant avoir payé le prix le plus élevé qu'il ait jamais payé pour un vol, en achetant directement auprès d'El Al.