Le film d'horreur français Kraken, réalisé par Mohamed Chabane et Théo Jourdain Rhodes, a été projeté pour la première fois en salles le 30 septembre 2026. Situé dans une tour abandonnée, le film suit un groupe de jeunes gens piégés dans une situation mortelle. Il est présenté comme un film d'horreur claustrophobe, avec des références à d'autres classiques du genre tels que Vermines et The Blair Witch Project. Le tournage s'est déroulé dans la cité de la Grande Borne à Grigny, un quartier connu pour ses conditions difficiles et berceau de l'acteur Bilel Chegrani, qui incarne Marvin dans le film. L'équipe de production a pu filmer dans des bâtiments et lieux réels, dont une tour en rénovation au Fort d'Aubervilliers, qui avait auparavant abrité des squatteurs. Le slogan du film, « Dans la tour, personne ne peut t'entendre crier », rend hommage au film culte Alien. Kraken réunit un casting incluant Alassane Diong, Manon Bresch, Guillaume Gouix, Bilel Chegrani, Lucie Charles-Alfred, ainsi que les rappeurs Gazo et La Mano 1.9, qui font leurs débuts au cinéma. L'idée de Kraken a été proposée par le producteur Guillaume Thevenin, qui a soumis le concept à Manon Bresch. Le titre Kraken était à l'origine associé à un tueur différent dans les premières versions du scénario, un ancien légionnaire portant un tatouage de kraken. Le titre a été conservé même après l'évolution du personnage, et la tour elle-même est devenue connue sous le nom de « la tour Kraken » en raison de mythes locaux. Le cadre réel du quartier a aidé les acteurs à entrer dans leurs rôles, Bilel Chegrani soulignant l'importance de tourner au même endroit dix ans après son premier court-métrage. L'équipe de production a collaboré avec de nombreux habitants du quartier, ce qui a contribué à l'authenticité du film. L'atmosphère de Kraken est décrite comme sombre et pesante, avec une volonté de créer de la désorientation et d'éviter les moments creux. Certaines scènes ont été tournées du point de vue de la caméra d'un personnage, reflétant l'ère des réseaux sociaux et l'objectif de ce dernier de devenir un « influenceur fantôme ». Le film est salué pour son style brut et inachevé, avec une emphase sur le gore et des décors réalistes. Si certains spectateurs ont ressenti un malaise lors des projections de première, Kraken est considéré comme une contribution au sous-genre des films d'horreur se déroulant dans des cités, aux côtés de titres comme La Horde et Vermines. Il aborde des questions sociales, notamment les relations entre les jeunes et la police dans les quartiers sensibles, ainsi que les drames survenus dans des bâtiments vétustes. Le budget du film reste inconnu, mais il est perçu comme un témoignage de la vitalité du cinéma d'horreur français.