Le mouvement étudiant français entre dans une semaine décisive avec des manifestations majeures prévues, suscitant un soutien public mais des réactions mitigées sur leurs revendications.
La mobilisation étudiante entre dans une semaine décisive
De nouvelles mobilisations sont attendues au cours d’une « semaine charnière » pour l’avenir du mouvement étudiant, avec plusieurs grandes manifestations déjà prévues. La semaine s’ouvre mardi 13 octobre avec l’« acte V » du mouvement étudiant, une nouvelle grande manifestation lancée par les syndicats étudiants.
****Attentes du public et des étudiants****
Henry Blunden, élève au lycée Simone-Weil, dans le 3ᵉ arrondissement de Paris, a déclaré à BFMTV qu’il « pense que cette semaine sera très importante. Il y aura deux grandes manifestations. Je pense que l’on va voir apparaître des parents qui ont vu les scènes à la Bastille et qui veulent protéger leurs enfants. » Il ajoute que « je ne pense pas que les vacances seront une pause pour le mouvement étudiant. »
****L’élargissement des revendications****
Pour la journée du 17 octobre, les revendications se concentrent principalement sur le pouvoir d’achat, un thème éloigné de ceux portés par les étudiants. Amjad Brik, élève au lycée Madeleine-Michelis à Amiens, dans la Somme, a indiqué lors d’une conférence de presse que « l’objectif est que ce mouvement s’étende au-delà des conditions scolaires. »
****Réponse du gouvernement et opinion publique****
En première réponse à la colère des étudiants, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a annoncé jeudi l’arrivée, dans les prochains jours, de 3 000 enseignants remplaçants dans les établissements les plus en difficulté. À la fin de la semaine dernière, 96 % des établissements avaient pu rouvrir dans le pays. Selon un sondage Ipsos-BVA pour l’école d’ingénieurs Cesi, publié dimanche dans La Tribune, une majorité de Français (54 %) soutient le mouvement de protestation étudiante, mais toutes leurs revendications ne recueillent pas le même niveau d’adhésion.