Les citoyens de la Guinée-Bissau ont largement soutenu une proposition de nouvelle Constitution visant à modifier la structure politique du pays, en passant d'un système semi-parlementaire à un système présidentiel plus fort. Selon les résultats préliminaires rendus publics par la Commission Électorale Nationale mardi 1er septembre, près de 70 % des électeurs ont approuvé ce changement lors d'un référendum organisé dimanche 30 août. Un système semi-parlementaire implique généralement un président et un Premier ministre, le dernier prenant en charge la plupart des fonctions gouvernementales. En revanche, un système présidentiel plus fort donne au président plus d'autorité, notamment un contrôle direct sur la branche exécutive et potentiellement plus d'influence sur les décisions législatives. Ce changement pourrait modifier de manière significative la manière dont le pays est gouverné et la répartition du pouvoir parmi ses dirigeants. Ce référendum représentait une étape clé dans l'évolution politique du pays, reflétant la volonté du peuple de façonner sa structure de gouvernance. Avec un taux d'approbation si élevé, la nouvelle Constitution est susceptible d'avancer vers les étapes légales nécessaires à son application. La Guinée-Bissau a connu des instabilités politiques par le passé, marquées par des changements fréquents de leadership et des difficultés à maintenir des processus démocratiques. Ce référendum constitue un moment important pour le pays, alors qu'il cherche à établir un système de gouvernance plus stable et plus clairement défini.