Le gouvernement français doit répondre aux inquiétudes du secteur agricole avec un plan de relance, alors que 30 000 exploitations agricoles risquent de fermer.
Discussion prévue sur le plan de relance agricole
Sébastien Lecornu, ministre de l'Écologie et de la Transition énergétique du gouvernement français, réunira jeudi les ministres pour discuter du plan de relance agricole. Ce plan est très attendu par le secteur agricole, qui fait face à de graves difficultés.Le secteur juge les mesures actuelles insuffisantes
Le monde agricole estime que les mesures prévues dans le projet de budget 2027 ne suffisent pas à faire face à la crise en cours. Ce sentiment est partagé par des responsables au sein du gouvernement, qui suivent de près la situation, notamment dans la viticulture, l'horticulture et les grandes exploitations.Le gouvernement craint des mobilisations
Le gouvernement redoute que la colère des agriculteurs, durement touchés par les canicules et la sécheresse de cet été, ne ressurgisse en novembre. Selon des sources au sein de l'exécutif, cela pourrait conduire à un quatrième hiver consécutif de manifestations.Des fonds d'urgence déjà débloqués
Pour soutenir le secteur agricole, le gouvernement a déjà mobilisé 1,2 milliard d'euros de mesures d'urgence issues du budget 2026. Cela a contraint d'autres secteurs à réaliser des économies pour venir en aide à l'agriculture, ce qui illustre la gravité de la situation.Plan de relance presque finalisé
Selon la ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, le plan de relance annoncé par la Première ministre est presque finalisé dans son périmètre, y compris sur le plan financier. Il devrait être présenté sous forme d'amendements gouvernementaux au projet de budget 2027.Des responsables insistent sur l'urgence
Au sein du gouvernement, des responsables soulignent que le plan de relance ne peut pas attendre l'élection présidentielle, car il s'agit selon eux d'une question de souveraineté nationale. Ils avertissent que, sans intervention, 30 000 exploitations agricoles pourraient fermer, ce qui souligne l'urgence de la situation.