Une nouvelle enquête révèle que les jeunes Français privilégient l'impact social et environnemental dans leur épargne, signe d'un changement des valeurs financières.
Une enquête met en lumière les différences entre générations dans les priorités d'épargne
Une nouvelle enquête intitulée Les Français et l'épargne solidaire révèle que les jeunes générations en France accordent une importance croissante à l'impact social et environnemental de leur épargne. Menée par FAIR et France Active, cette étude montre que 30 % des 18-24 ans et 22 % des 25-34 ans considèrent ces critères comme les plus importants lorsqu'ils choisissent un produit d'épargne, contre seulement 7 % des personnes âgées de 50 ans et plus.Les aînés privilégient la sécurité, les plus jeunes l'impact
L'enquête souligne que les générations plus âgées tendent à privilégier la sécurité et la disponibilité de leur capital, tandis que les plus jeunes intègrent plus fortement les considérations sociales et environnementales dans leurs décisions financières. Patrick Sapy, directeur général de FAIR, a insisté sur le fait que les jeunes générations considèrent l'épargne non seulement comme un rempart contre l'incertitude, mais aussi comme un moyen de contribuer aux défis de la société.Épargne, dette publique et inquiétudes pour l'avenir
L'enquête a également examiné les raisons de l'augmentation de l'épargne en 2027. Près d'un cinquième des personnes interrogées (22 %) citent une éventuelle hausse de la fiscalité destinée à rembourser la dette publique comme raison d'épargner davantage. Environ la moitié des Français épargnent par inquiétude pour l'avenir, un tiers pour financer un projet immobilier, des voyages ou des études, et 17 % pour la retraite.Beaucoup se sentent mal informés, mais savent où orienter leur épargne
Malgré l'intérêt croissant pour l'épargne solidaire, 63 % des Français se disent encore mal informés sur les produits correspondants. Ils identifient néanmoins clairement les grandes causes qu'ils soutiendraient avec leur épargne, la transition écologique étant la plus citée, suivie du lien social et de la réduction des inégalités. Pierre-René Lemas, de France Active, a souligné que l'épargne solidaire doit devenir plus accessible à tous.