Dans L’esprit critique aujourd’hui, l’attention se porte sur trois expositions à Paris : l’une consacrée à l’artiste afro-américain Kerry James Marshall au Musée d’Art Moderne (MAM), une grande rétrospective dédiée à Eva Gonzalès au Petit Palais, et une exposition à la Cité de l’architecture intitulée Patrimoines en résistance. De Tombouctou à Odessa.
Le Musée d’Art Moderne de Paris accueille une rétrospective majeure intitulée The Histories, dédiée au peintre afro-américain Kerry James Marshall, né à Birmingham, en Alabama, en 1955 et aujourd’hui installé à Chicago. Cette exposition, d’abord présentée en 2025 à la Royal Academy of Arts de Londres, est organisée par Mark Godfrey. Kerry James Marshall. The Histories vient tout juste d’ouvrir ses portes au Musée d’Art Moderne et sera visible jusqu’au 24 janvier 2027.
Eva Gonzalès, née en 1847 à Paris et disparue dans cette même ville en 1883 à l’âge de 36 ans, fait l’objet d’une exposition monographique sans précédent au Petit Palais. Conçue en collaboration avec le Van Gogh Museum d’Amsterdam, cette rétrospective est la première d’envergure organisée en France et dans le monde depuis celle organisée par sa famille deux ans après sa mort. Intitulée Eva Gonzalès. Parcours d’une artiste libre, l’exposition a été inaugurée au Petit Palais mi-septembre et sera visible jusqu’à la fin du mois de janvier. La direction générale est assurée par Annick Lemoine, présidente de l’établissement public des Musées d’Orsay et de l’Orangerie, tandis que Stéphanie Cantarutti et Fleur Roos Rosa de Carvalho en sont les commissaires en chef, respectivement au Petit Palais et au Van Gogh Museum.
Patrimoines en résistance. De Tombouctou à Odessa est le titre d’une exposition ouverte depuis le printemps dernier et qui restera visible jusqu’au début de l’année prochaine à la Cité de l’architecture à Paris. Cette exposition interroge les destructions du patrimoine lors des guerres et conflits du XXIe siècle, souvent délibérées. Elle aborde non seulement le patrimoine monumental et matériel, mais aussi les dimensions culturelles et immatérielles. L’exposition s’articule autour de trois axes : effacer, résister et réparer. Elle mêle œuvres d’artistes contemporains, éléments cartographiques, entretiens vidéo avec des acteurs de la préservation du patrimoine, et met en lumière des sites martyrs, de l’Arménie à Gaza, en passant par l’Ukraine. Elle propose également des films créant des « doubles numériques » de sites endommagés grâce à la technologie 3D, afin de préserver leur mémoire. Le commissariat est assuré par les universitaires Élisabeth Essaïan et Mathilde Leloup, avec l’assistance d’Yves Uberlmann, architecte spécialisé en relevés numériques 3D. L’exposition bénéficie des contributions de Guslagie Malanda, actrice et commissaire d’exposition indépendante ; Margot Nguyen, travailleuse culturelle indépendante ; et Magali Lesauvage, journaliste et critique d’art.
Les visiteurs sont accueillis par deux œuvres monumentales. La première est une frise dans le couloir menant aux salles d’exposition, intitulée Panoramique de la falaise, réalisée par l’artiste français Pascal Convert. Elle représente les trous laissés par la destruction des Bouddhas de Bamiyan par les talibans en 2001. À l’entrée de l’exposition, un mur entier est occupé par une série de photographies de porte-clés intitulée Au cas où, créée en 2004 par l’artiste gazaoui Taysir Batniji. Ces clés appartenaient à des foyers palestiniens du nord de Gaza, d’où les habitants ont dû fuir vers le centre et le sud de l’enclave depuis octobre 2023. Elles symbolisent l’espoir de ces familles de pouvoir un jour rentrer chez elles.
Les musées parisiens mettent en avant des artistes noirs, des peintres redécouverts et un patrimoine en danger
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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