Meta a annoncé de nouvelles mesures visant à repérer les publicités pouvant conduire les utilisateurs vers des contenus illégaux, notamment des images d’exploitation sexuelle d’enfants, après avoir été critiquée pour sa gestion de ces problèmes. Un rapport de l’organisation non gouvernementale Tech Transparency Project (TTP), publié mi-septembre, avait révélé d’importantes lacunes dans la modération, par les plateformes de Meta comme Facebook et Instagram, des annonces mettant en scène des images générées par IA représentant des situations d’exploitation sexuelle d’enfants. En réaction, Meta a indiqué, dans un rapport publié le 6 octobre, avoir supprimé 33,2 millions de cas de contenus à caractère sexuel impliquant des mineurs sur ses plateformes entre janvier et juin 2026. L’entreprise met en place de nouveaux outils pour détecter les publicités qui semblent anodines mais sont conçues pour rediriger les utilisateurs vers des contenus illégaux hébergés en dehors de ses plateformes. « Une publicité peut paraître innocente en apparence, mais être utilisée pour guider subtilement les utilisateurs vers des contenus violant nos règles », a expliqué Meta. Un nouveau modèle d’intelligence artificielle servira à identifier ces annonces trompeuses, tandis que l’entreprise procédera également à une analyse plus approfondie des liens intégrés dans les publicités. Les liens vers des sites associés à des activités illégales seront bloqués pour en empêcher l’accès. Meta renforce également sa capacité à repérer les récidivistes, en ciblant les personnes bannies de la plateforme mais qui tentent de créer de nouveaux comptes. Par ailleurs, l’entreprise utilise une approche de « red teaming » (simulation d’attaques) alimentée par l’IA pour tester ses mesures de sécurité et déceler de nouvelles tactiques criminelles. Cette méthode consiste à simuler des attaques afin de repérer les failles et d’améliorer les défenses. Meta a souligné qu’elle dispose depuis longtemps d’une équipe d’experts, incluant d’anciens agents du FBI, chargée d’identifier et de supprimer les réseaux de comptes prédateurs. L’entreprise affirme poursuivre ses enquêtes à l’échelle systémique, visant à agir contre des groupes entiers plutôt que de se concentrer uniquement sur des comptes individuels.