Le procès des coaccusés dans l’affaire British Pelicot doit s’ouvrir ce lundi au Royaume-Uni. Un homme sexagénaire a plaidé coupable d’avoir drogué et violé son épouse sur une période de plus de vingt ans. L’affaire suscite une vive attention en raison de ses similitudes avec le retentissant affaire Mazan, également marqué par des violences prolongées et qui a soulevé des questions sur la réponse du système judiciaire face à de tels crimes. L’affaire British Pelicot est présentée comme un cas de violence conjugale mêlant manipulation psychologique et emprise. L’accusé, dont l’identité n’a pas été rendue publique, est poursuivi pour agressions sexuelles, administration de substances et potentiellement d’autres chefs d’accusation connexes. Son aveu de culpabilité pourrait influencer la procédure à l’encontre de ses coaccusés, eux aussi appelés à comparaître. L’affaire Mazan, qui s’est déroulée en France, concernait un homme ayant drogué et violé son épouse pendant plusieurs années. Elle a déclenché un large débat sur le traitement des victimes et le cadre juridique applicable à ce type d’infractions. Les parallèles entre les deux affaires, soulignés par les médias et les milieux juridiques, mettent en lumière l’ampleur de ces violences et les obstacles rencontrés par les victimes pour obtenir justice. Des experts du droit estiment que le verdict dans l’affaire British Pelicot pourrait établir des précédents majeurs quant à la gestion des cas de violences prolongées au Royaume-Uni. Le procès devrait s’étendre sur plusieurs semaines, au cours desquelles témoignages et preuves seront présentés afin de déterminer l’étendue exacte des actes reprochés à l’accusé et le rôle de ses coaccusés.