Des investisseurs privés dans les projets énergétiques africains

Les investisseurs privés ne sont pas encore un acteur majeur du financement des réseaux de transport d'électricité en Afrique, mais leur implication progresse. Des entreprises comme Gridworks, une société britannique, commencent à jouer un rôle plus important dans le développement de cette infrastructure essentielle.

Gridworks obtient un financement en Ouganda

Gridworks a récemment obtenu un financement initial pour le projet de transport d'électricité Amari, en Ouganda. Ce projet consiste à moderniser quatre postes électriques à haute tension et devrait coûter environ 50 millions de dollars américains. Les travaux doivent commencer en juillet.

Projet énergétique transfrontalier entre la RDC et la Zambie

Gridworks souhaite également jouer un rôle de premier plan dans le projet d'interconnexion Kalumbila-Kolwezi (KKIP) entre la République démocratique du Congo et la Zambie. Cette ligne à haute tension de 200 km vise à transporter jusqu'à 550 MW d'électricité vers la région minière congolaise.

Détails du projet et bailleurs de fonds

Le projet KKIP, estimé à 300 millions de dollars américains, est en préparation depuis neuf ans par EnPower. Le Fonds stratégique d'investissement de la République démocratique du Congo (FIS-RDC) y participe, et Trafigura devrait contribuer à une part importante du financement par emprunt.

Autres projets de Gridworks

Outre les projets en Ouganda et à la frontière entre la RDC et la Zambie, Gridworks travaille également sur des projets de transport d'électricité au Mozambique et en Éthiopie. Ces efforts s'inscrivent dans un mouvement plus large visant à développer les infrastructures énergétiques à travers le continent.

Le rapport de l'AIE met en lumière les difficultés

Dans son rapport Financing Electricity Access in Africa, publié en octobre 2025, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) souligne que de nombreux pays africains n'ont pas encore ouvert leurs réseaux électriques à l'investissement privé. Toutefois, certains pays, comme l'Ouganda et le Kenya, commencent à explorer cette voie.

L'AIE insiste sur la diversité des approches

L'AIE affirme également que l'accès universel à l'électricité d'ici 2035 exigera à la fois l'extension des réseaux électriques publics et le recours à des solutions décentralisées, comme l'énergie solaire et les mini-réseaux, afin de répondre aux besoins énergétiques croissants du continent.