Vieillir chez soi en France

Rester chez soi en vieillissant, sans perdre son autonomie ni inquiéter ses proches : c'est le souhait de nombreux Français. Encore faut-il disposer d'un logement adapté. Plus de 20 000 personnes âgées sont décédées à la suite d'une chute en 2024.

Un enjeu de santé publique

À l'approche de l'élection présidentielle, le maintien à domicile apparaît comme un enjeu majeur de santé publique. Adapter son logement avant un accident, mieux accompagner les familles et soutenir les professionnels : Vivalea présente cinq propositions pour faire du vieillissement à domicile un véritable choix de société.

Les dangers du quotidien

Une chute peut bouleverser toute une vie. Une salle de bain glissante, un escalier difficile à emprunter, un tapis qui accroche le pied... Avec l'âge, ces détails du quotidien peuvent devenir dangereux. Une chute peut entraîner une hospitalisation, accélérer la perte d'autonomie et déstabiliser l'équilibre de toute une famille.

Les chiffres des chutes

Les données de Santé publique France illustrent l'ampleur du problème. En 2024, 20 148 personnes âgées de 65 ans et plus sont décédées à la suite d'une chute, tandis que 174 824 hospitalisations ont été recensées. Par rapport à 2019, les décès ont augmenté de 18 % et les hospitalisations de 20,5 %.

Les mesures préventives

Certains risques peuvent toutefois être anticipés. Installer des barres d'appui, sécuriser les escaliers ou remplacer une baignoire difficile d'accès par une douche de plain-pied peut contribuer à rendre le logement plus sûr.

Un appel à l'action

« Les Français ont fait leur choix : rester chez eux. Il appartient aux politiques publiques de rendre ce choix possible avant la chute, et non après l'hôpital », affirme Stéphane Rakotoniaina, directeur général et cofondateur de Vivalea.

Les progrès actuels

Le problème est que les adaptations restent insuffisantes au regard des besoins. En 2025, environ 36 700 logements ont été adaptés grâce à MaPrimeAdapt, selon l'Agence nationale de l'habitat (Anah), alors que l'objectif national est de 68 000 par an.