Le samedi 3 octobre 2026, les citoyens lettons se rendront aux urnes pour renouveler leur Parlement. Quatorze listes politiques, représentant près de 1 400 candidats, se disputeront les 100 sièges parlementaires. Dans ce petit pays balte, la défense et la sécurité figurent parmi les thèmes clés de la campagne, mais un consensus semble se dégager sur le financement de ces domaines. En revanche, les questions sociales occupent le devant de la scène depuis plusieurs mois, notamment après des manifestations massives en faveur de la défense de la Convention d'Istanbul, un traité international visant à promouvoir et protéger les droits des femmes. Ces protestations, qui ont éclaté en réaction à des modifications législatives jugées menaçantes pour les protections accordées aux femmes, ont profondément transformé le paysage politique. De nombreux partis ont revu leurs programmes pour répondre aux préoccupations liées à l'égalité des genres, aux violences faites aux femmes et au rôle de l'État dans la protection des droits des citoyens. Le débat a révélé que, si une vision commune existe en matière de sécurité nationale, les avis divergent davantage sur les politiques sociales et l'intervention de l'État dans les libertés individuelles. Après le scrutin, l'équilibre des forces entre les partis déterminera la formation du nouveau gouvernement. Le système parlementaire letton repose sur la constitution de coalitions, et les résultats des élections influenceront quels partis pourront obtenir une majorité. Cela aura des répercussions directes sur les futures politiques du pays, notamment en matière de défense, de protection sociale et d'engagements internationaux. Notre correspondant dans les pays baltes indique que ces élections ne sont pas qu'un enjeu local : elles reflètent des tendances plus larges dans la politique européenne, où les questions de sécurité, d'identité et de droits sociaux s'entremêlent de plus en plus. Les résultats pourraient marquer un tournant dans l'opinion publique et définir le rôle de la Lettonie dans les affaires régionales et mondiales pour les années à venir.