Un procès en janvier 2027 portera sur la mort de Mathis, tué par un conducteur imprudent sous l'emprise de protoxyde d'azote à Lille.
Date du procès confirmée pour 2027
Le procès concernant la mort de Mathis, tué par un conducteur imprudent sous l'emprise de protoxyde d'azote à Lille, aura lieu en janvier 2027. La date du procès du conducteur, accusé d'avoir mortellement renversé Mathis alors qu'il traversait un boulevard de Lille dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre 2025, est désormais connue. Les parents de Mathis ont confirmé mercredi 28 octobre à BFM Grand Lille que le procès se tiendra le 26 janvier 2027 au tribunal judiciaire de Lille.Le père de Mathis exprime ses sentiments
Le père de Mathis, Emmanuel, a déclaré à BFM Grand Lille qu'il était impatient de connaître cette date, mais qu'il ressent désormais du stress et doit se préparer. Il a affirmé que ce sera à nouveau difficile et qu'il ne pourra jamais pardonner cet acte. Il a insisté sur le fait que ce qui s'est passé n'est pas un accident et qu'il ne veut pas entendre le mot « involontaire ». Il a affirmé que le conducteur a refusé d'obtempérer, a grillé trois feux rouges et n'a pas freiné du tout. Mathis a été projeté à 30 mètres de long et 4 mètres de haut, ce qui, selon Emmanuel, n'est pas excusable.Le conducteur fait face à de lourdes accusations
Le suspect, un homme de 31 ans « connu pour des infractions routières », a été mis en examen pour homicide routier avec trois circonstances aggravantes : violation manifestement délibérée d'une obligation de sécurité et de prudence, délit de fuite et refus d'obtempérer. Selon le procureur de Lille, Samuel Finielz, Mathis a été « percuté par un véhicule roulant à grande vitesse ». L'enquête a établi « la consommation de protoxyde d'azote concomitante à la conduite du véhicule ».Le père réclame un durcissement des lois sur le protoxyde d'azote
Le père de Mathis se bat pour que le protoxyde d'azote soit reconnu comme un « stupéfiant » et s'est exprimé sur ses sentiments quelques jours avant l'anniversaire du drame. Il a dit que c'était difficile et que le mois d'octobre n'avait pas été facile. Il a souligné que des progrès ont été accomplis concernant le protoxyde d'azote, puisqu'il ne peut plus être vendu ni transporté, mais qu'il manque la reconnaissance de ce produit comme stupéfiant. Il a évoqué un autre combat à mener, celui des fournisseurs, en notant que les cartouches aux couleurs vives ne servent sans doute pas à la cuisine mais à attirer les jeunes.Le procès incluera le passager
Le père de Mathis a exprimé l'espoir que le conducteur soit condamné conformément aux faits qui lui sont reprochés, bien qu'il n'ait jamais rencontré l'homme accusé d'avoir tué son fils. Il a précisé que le conducteur avait un passager avec lui, de sorte que deux personnes seront présentes au procès, qu'il rencontrera enfin. Il a ajouté qu'ils ne savaient pas au départ qu'il y avait deux personnes impliquées et que le conducteur sera donc poursuivi pour non-assistance à personne en danger. Le conducteur a déjà des antécédents, et Emmanuel a estimé qu'il doit désormais prendre conscience de ses actes. Il a insisté sur le fait que Mathis était simplement sorti s'amuser avec ses amis pour Halloween.Les parents évoquent leur fils
Emmanuel décrit Mathis comme un « rayon de soleil » et dit qu'il ne peut pas imaginer sa vie sans son enfant. Il précise que Mathis était joyeux et voulait devenir célèbre, mais que c'est désormais pour une mauvaise raison. Il déclare : « Nous ne voulons pas un autre Mathis... alors notre combat continue. » Après le drame, les parents du jeune homme ont rencontré le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez et le garde des Sceaux Gérald Darmanin.