Au Mali, la nouvelle année scolaire a débuté jeudi 1er octobre, avec la période 2026-2027 officiellement désignée comme « Année de l’éducation et de la culture » par le général Assimi Goïta, président du gouvernement de transition. Cette initiative vise à souligner l’importance de l’éducation et du développement culturel pour l’avenir du pays. Toutefois, les défis sécuritaires persistants rendent cet objectif particulièrement difficile à atteindre. Le Mali fait face à une menace jihadiste croissante, dont l’influence s’étend dans plusieurs régions du pays depuis plusieurs années. Cette situation a entraîné une perturbation majeure du système éducatif. Selon le ministère de l’Éducation, plus de 2 400 écoles resteront fermées cette année scolaire, incapables d’accueillir des élèves en raison de l’aggravation de la situation sécuritaire. Ce chiffre reflète une tendance continue et préoccupante observée ces dernières années. La fermeture de ces établissements a un impact profond sur l’accès des enfants à l’éducation, en particulier dans les zones où les écoles sont déjà rares. De nombreux élèves des zones rurales dépendent de ces établissements pour une éducation de base, et leur disparition peut compromettre leurs perspectives d’avenir. Le gouvernement et ses partenaires internationaux s’efforcent de trouver des solutions, mais la menace persistante de violences continue de freiner ces efforts. L’initiative « Année de l’éducation et de la culture » témoigne de l’engagement des autorités à améliorer le paysage éducatif malgré les obstacles. Pourtant, la réalité sur le terrain reste complexe, les préoccupations sécuritaires et les limites en ressources constituant des obstacles majeurs. Alors que l’année scolaire commence, la situation met en lumière l’urgence de trouver des solutions pour garantir la sécurité des élèves et la continuité de l’éducation au Mali.