Dans le Petit Théâtre de la Maison de la Culture à Papeete, des éclats de rire résonnent. Nadine, Irmine et Madjoula ont fait le trajet depuis Moorea. Les trois amies ne passent pas inaperçues. Madjoula rit à gorge déployée. Pourtant, quelques instants plus tard, l’émotion prend le dessus. Sur scène, Mary-Tahra raconte une expérience douloureuse : son cancer, diagnostiqué en décembre 2013. « Au début, je ne pouvais pas rire, parce que quand je voyais que les traitements étaient très difficiles, je me disais : "C’est horrible." Et après, j’ai commencé à inventer des histoires. Je me suis dit : "Ris, c’est mieux comme ça, ça va te remonter le moral" », explique l’actrice, qui a mis plusieurs mois avant de pouvoir rire de sa maladie. Le banquier, les assureurs… et beaucoup d’autodérision. Déjà habituée au monde du spectacle, Mary-Tahra a choisi de transformer son parcours en un spectacle solo. Elle y incarne une galerie de personnages : son banquier, des employés d’assurance, des personnes au téléphone… et même des thanatopracteurs. « Ils voulaient me vendre des cercueils à 12 500 euros », se souvient-elle. Soit près de 1,5 million de francs Pacifique. Derrière ces situations absurdes, elle pointe une réalité : le cancer ne s’arrête pas aux portes de l’hôpital. Il s’immisce aussi dans les comptes bancaires, les contrats d’assurance et les projets de vie. Acheter une maison, un appartement, contracter un emprunt, préparer l’avenir… Toutes ces démarches peuvent devenir compliquées pendant ou après la maladie. Pourtant, continuer à se projeter, c’est aussi garder l’espoir et se donner des raisons d’avancer.
En France, le droit à l’oubli permet, sous certaines conditions, de ne pas déclarer un ancien cancer à son assureur cinq ans après la fin des traitements, en l’absence de rechute. En fenua, les protections applicables dépendent du cadre juridique et des contrats concernés, et méritent d’être précisées. Près de 1 000 nouveaux cancers sont diagnostiqués chaque année en fenua. En Polynésie, une moyenne de 963 nouveaux cas de cancer a été enregistrée chaque année entre 2019 et 2021. Le cancer du sein reste le plus fréquent chez les femmes : 228 nouveaux cas ont été recensés en 2022. Il peut aussi toucher les hommes, même si cela reste rare. À l’occasion d’Octobre Rose, le dépistage est au cœur des messages de prévention. Depuis février 2026, les femmes âgées de 45 à 74 ans peuvent bénéficier d’une mammographie entièrement prise en charge tous les deux ans, dans le cadre du programme organisé. Les soins progressent également, avec de nouveaux traitements et un suivi spécialisé en fenua. Cependant, certains soins nécessitent encore des évacuations médicales, parfois loin de leurs proches. « Il faut prendre le temps de vivre. » Dans le public, William n’avait pas vraiment prévu de venir. C’est son épouse qui l’a convaincu. Arrivé quelque peu à contrecœur, cet homme grand a finalement versé quelques larmes. « Elle nous a fait rire et nous a aussi beaucoup fait réfléchir. Il faut prendre le temps de vivre », confie-t-il.
Déjà joué en France, notamment à Avignon et à Paris, ainsi qu’au Maroc, La Constellation du Cancer fait sa première apparition en Tahiti, à l’initiative de l’Institut du Cancer de Polynésie française, avec le soutien de Rideau Rouge Tahiti. Après deux représentations les 6 et 7 octobre, une nouvelle séance est prévue ce samedi 10 octobre à 16 h 30, au Petit Théâtre de la Maison de la Culture à Papeete. Mary-Tahra, elle, tient à souligner l’importance du dépistage : « Surtout, l’auto-examen, la mammographie… prenez soin de vous. » Car même si le cancer fait partie de son histoire, elle refuse de lui laisser le dernier mot.
La jeune autrice et actrice Ritchelle Estimable nous plonge dans l’esprit d’une influenceuse, victime de revenge porn. Avec sa première pièce, Les Mirages de l’algorithme, elle souhaite sensibiliser aux dérives des réseaux sociaux et aux violences cybersexuelles. Elle sera sur scène ce samedi à l’espace culturel Joseph Ho-Ten-You à Rémire-Montjoly. La compagnie réunionnaise « Qu’avez-vous fait de ma bonté ? » présente « Ne quittez pas ! », une pièce mêlant théâtre, musique et danse pour une histoire d’amour rare… Nicolas Givran et Chloé Lavaud-Almar, interprètes de ce spectacle, en parlent dans « L’Oreille est hardie ». Après avoir été jouée en juin par des jeunes au Centre culturel et sportif de Saint-Pierre-et-Miquelon, Morues ! est disponible en livre depuis le 31 août. La pièce retrace plusieurs époques de l’histoire de Saint-Pierre à travers des objets retrouvés dans la maison d’une grand-mère décédée. Les éditions suisses Eclectica ont imprimé 200 exemplaires. Édouard Montoute revient sur le devant de la scène après, dit-il, « une traversée du désert ». Le comédien d’origine guyanaise était dans la distribution de la pièce « Dumas, la plume et l’épée » lors du dernier Festival OFF d’Avignon, où « L’Oreille est hardie » l’a rencontré. Confidences, avec sincérité, sur son parcours et ses projets… Kannari est une comédie créole sur l’intimité d’une famille, où les repas du vendredi deviennent le théâtre de débats identitaires, de tensions, de complicité et de révélations. Une pièce dans laquelle Jocelyne Beroard fait partie de la distribution. Saint-Laurent-du-Maroni : un enseignant blessé à Tell Éboué, deux élèves interpellés à Cécile Cheviet. Ce vendredi 9 octobre, un professeur a été blessé après qu’un pétard a été lancé au collège Eugénie Tell Éboué. À Cécile Cheviet, deux jeunes ont été arrêtés. Les deux établissements ont fermé l’après-midi. Tamatoa Perez, invité café : « Aujourd’hui, c’est pratiquement toute l’année que nous nous entraînons. » J-2 avant le départ de la course Molokai Hoe. Une traversée de plus de 60 kilomètres entre les îles de Molokai et Oahu, à travers le redouté canal Kaʻiwi. L’an dernier, l’équipe OPT s’est imposée devant Shell Va’a. Cette année, 104 équipes seront au départ. Pour en parler, Tamatoa Perez, entraîneur et pionnier de l’équipe polynésienne de paravara, était l’invité café de l’émission matinale avec Corinne Tehetia. Entre deux rives de la réalisatrice Chloé Brebonne nous emmène des rives de l’Oyapock à celles du Maroni, en passant par la côte, avec la famille Cachine, composée de Tekos et Wayanas.
Sensibilisation au cancer et représentations théâtrales en Polynésie et au-delà
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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