Les clubs sportifs amateurs à travers la France peinent face à la hausse des prix des carburants, qui ont atteint des niveaux records cette année. Ces coûts croissants obligent de nombreux clubs à annuler ou éviter les matchs à longue distance, les dépenses liées aux déplacements devenant insoutenables. Par exemple, l’équipe de rugby de Dinard a récemment annulé un match prévu le week-end à Landivisiau (Finistère) en raison du prix élevé du carburant. Le président du club, Antony Stafford, a expliqué que l’équipe préférerait éviter les longs trajets pour économiser sur les frais de carburant, soulignant que les joueurs devraient privilégier l’utilisation du carburant pour leur travail plutôt que pour le sport.
La pression financière s’étend également aux équipes de jeunes, où les parents se relaient souvent pour assurer les transports vers les matchs. Guénaël Burlot, président du club de football de Plaintel (Côtes-d’Armor), a indiqué que si les parents sont prêts à aider leurs enfants, les coûts supplémentaires deviennent un fardeau. L’équipe première, promue en Régional 1 cette saison, doit faire face à des dépenses encore plus élevées en raison des déplacements fréquents. D’ici la fin de la saison, ces coûts pourraient s’élever entre 3 000 et 5 000 euros, selon Burlot.
Pour soutenir les clubs de football amateurs, la Fédération française de football a alloué 1,5 million d’euros en chèques carburant aux clubs dans le besoin. Cependant, même les clubs amateurs plus importants peinent à faire face à la hausse des coûts. Le club de handball de Saint-Grégoire Rennes Métropole, par exemple, dépense environ 100 000 euros par an en transports. Une augmentation de 10 à 15 % des prix du carburant devrait rendre la saison particulièrement difficile. Le président du club, Jean-Luc Bosse, a précisé que si l’équipe tente d’utiliser trains ou bus pour les matchs, les parents doivent toujours aider pour les déplacements des équipes de jeunes.
Les petits clubs sportifs, qui comptent généralement moins de membres et d’équipes, sont particulièrement vulnérables face à la hausse des coûts de carburant. Quentin Roussel, président du club de rink-hockey de Pacé près de Rennes, a expliqué que l’équipe première du club, qui évolue en National 2, se déplace beaucoup à travers la France, souvent vers des villes comme Biarritz, Lyon ou Wasquehal. Bien que le club essaie d’utiliser le train lorsque c’est possible, il doit parfois recourir à des minibus, dont l’exploitation est coûteuse en raison des prix élevés du carburant. Roussel a souligné que l’argent dépensé en carburant est de l’argent qui ne peut pas être consacré au matériel ou à l’entraînement, poussant le club à chercher de nouveaux sponsors et partenaires pour atténuer l’impact financier.
La hausse des coûts de carburant pèse sur les clubs sportifs amateurs en France
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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