Les colons israéliens ont intensifié leurs efforts pour contrôler les sources naturelles et les sites patrimoniaux en Cisjordanie occupée, selon plusieurs rapports. Ces sources et bassins anciens ont historiquement offert un soulagement face à la chaleur estivale et ont été essentiels pour les communautés palestiniennes, tant pour le tourisme que pour l’irrigation. Cependant, alors que les colons israéliens, encouragés par un gouvernement de droite en pleine campagne de réélection, cherchent à s’approprier ces ressources, l’accès à celles-ci devient de plus en plus difficile pour les Palestiniens.
En un cas cet été, l’eau d’une source naturelle près du village palestinien de Fasayil a été détournée illégalement vers un bassin ancien à proximité, qui a ensuite été déclaré nouvelle attraction touristique sous le nom d’Hérode, le roi de Judée nommé par les Romains. Ce bassin se trouve en zone C, sous contrôle militaire israélien total, et des recherches menées par Dror Etkes, du groupe de surveillance des colonies Kerem Navot, ont déterminé que le terrain était privé. Le fermier palestinien Saad Nemer, de Fasayil, a déclaré que la coupure d’eau a dévasté ses champs, et que sa famille possède des documents prouvant la propriété des terres. Le COGAT, l’organisme militaire israélien chargé des questions civiles en Cisjordanie, a reconnu que l’eau avait été détournée « sans autorisation » et a annoncé qu’il mènerait une enquête.
D’autres zones de baignade en Cisjordanie sont également devenues des lieux de conflit. Un père de famille israélien de six enfants a été abattu la semaine dernière par un Palestinien à une source du nord de la Cisjordanie, où il se baignait avec son fils aîné à l’approche de la fête de Yom Kippour. Israël finance des projets de patrimoine juif en Cisjordanie, et la communauté internationale considère dans son écrasante majorité les colonies comme illégales. Plus tôt ce mois-ci, le gouvernement britannique a accusé Israël de fermer les yeux sur ce qu’il a qualifié d’« épuration ethnique des Palestiniens dans certaines zones de Cisjordanie — perpétrée par des colons terroristes ». Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a condamné la violence, mais l’a attribuée à « une poignée de fauteurs de troubles » en Cisjordanie occupée, qu’il a accusés de nuire à l’« image des colons respectueux de la loi ».
Cette volonté de s’emparer des sites patrimoniaux s’inscrit dans cette dynamique plus large, selon le groupe israélien de défense des droits humains B’Tselem, qui a indiqué dans un rapport ce mois-ci que ces désignations servent à « renforcer les liens historiques, culturels et religieux de l’État d’Israël et du peuple juif avec la Cisjordanie ».
Le choix des colons de nommer le bassin près de Fasayil d’après Hérode visait à « marquer » le site comme partie intégrante de l’histoire juive, a déclaré Alon Arad, directeur exécutif d’Emek Shaveh, un groupe israélien qui s’oppose à la politisation de l’archéologie en Israël et dans les territoires palestiniens. Aucun archéologue n’a jamais étudié ce site, aussi est-il impossible de dater sa construction. D’autres ruines de la région remontent au règne d’Hérode, au premier siècle avant notre ère, selon des fouilles menées par l’unité d’archéologie de l’Administration civile israélienne, une branche de l’armée qui gère les affaires quotidiennes en Cisjordanie. Début octobre, après les fêtes juives, le bassin sera asséché afin que les archéologues de l’administration puissent mener une étude complète du site, a annoncé le ministre du Patrimoine Amichai Eliyahu dans une interview à l’Associated Press. Il a salué le groupe qui a détourné l’eau et annoncé qu’un million de dollars avait été alloué par le gouvernement pour réhabiliter le site. Ce montant s’ajoute aux au moins 166 millions de dollars déjà prévus pour des fouilles et des infrastructures sur plus de 100 sites que, selon lui, il est possible de relier au patrimoine juif en Cisjordanie. « Nous allons transformer cet endroit en Jardin d’Éden », a déclaré Eliyahu lors d’une visite du bassin, situé près de la colonie de Petzael. « Il n’existe pas de nation palestinienne », a-t-il ajouté avant de plonger dans l’eau.
La lutte pour l’accès à l’eau dans cette bande de terre fertile reflète un conflit plus large pour le contrôle de la Cisjordanie, et en particulier de la vallée du Jourdain. Les Palestiniens y voient le grenier à blé de leur futur État, tandis que les Israéliens la considèrent comme essentielle pour protéger leur frontière orientale. Depuis qu’Israël a pris le contrôle de ce territoire en 1967, les Palestiniens subissent des pénuries et des restrictions d’eau. Les accords de paix intérimaires des années 1990 ont reconnu leurs droits à l’eau, mais ont maintenu un système attribuant environ 80 % de l’eau pompée dans le principal aquifère à l’usage israélien. Aujourd’hui, les attaques croissantes des colons aggravent la situation. Selon un rapport de juillet du Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU, les colons ont endommagé, détruit ou saisi environ 160 infrastructures d’eau et d’assainissement, y compris des canalisations et des citernes, dans des communautés palestiniennes en 2026. Le rapport indique que les assaillants ciblent de plus en plus les infrastructures hydriques partagées et ont perturbé l’approvisionnement en eau de tout ou partie de plusieurs communautés palestiniennes.
À Al Auja, dans la vallée du Jourdain, la prise de contrôle par les colons des sources naturelles locales a forcé certains agriculteurs palestiniens à abandonner leurs champs. Murad al-Juba, 53 ans, cultivait autrefois une grande variété de fruits et légumes, dont des melons, des aubergines, des bananes et des tomates. Mais après l’intrusion des colons, qui ont harcelé les habitants et détourné l’eau de la source, il affirme ne plus pouvoir planter. « Toutes ces fermes dépendent de la source, mais aujourd’hui, la source a disparu parce que les colons l’ont prise », a déclaré Juba. Plus récemment, « les colons ont complètement pris le contrôle » de la cascade de la source et transformé « la zone en une sorte de zone militaire », a expliqué le maire Hani al-Njoum, ajoutant que cela a été dévastateur pour le tourisme et l’agriculture locales. « Cette terre était fertile », a conclu Juba. « Aujourd’hui, c’est un désert. »
Des colons israéliens intensifient leur emprise sur les sources d’eau et les sites patrimoniaux de Cisjordanie
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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