La préparation à la gestion de crise est souvent négligée

Les entreprises investissent de plus en plus dans des dispositifs de cyberdéfense pour prévenir les attaques. Pourtant, elles négligent souvent de se préparer à l'après, lorsque ces défenses cèdent et que les systèmes informatiques deviennent indisponibles.

La communication s'effondre pendant les attaques

Lorsqu'une cyberattaque est détectée, les équipes informatiques isolent rapidement les systèmes pour empêcher la propagation. Cette mesure peut perturber les outils de messagerie et de collaboration, privant ainsi les organisations des moyens de se coordonner et de communiquer pendant une crise.

Les méthodes traditionnelles sont inefficaces

Si le téléphone peut servir à donner l'alerte, il ne suffit pas à organiser la réponse à une crise. Les informations ont tendance à être éparpillées, et le partage de documents devient difficile, ce qui ralentit le processus de décision.

La direction doit être préparée

La direction joue un rôle clé dans la gestion d'une crise. Elle doit veiller à ce que les équipes de crise aient un accès immédiat aux outils de communication et sachent les utiliser. Cette préparation doit être testée à l'avance.

Des outils sécurisés sont indispensables

Les organisations devraient disposer d'un ensemble dédié d'outils de communication sécurisés, tels que des systèmes de messagerie, des agendas partagés et des plateformes de visioconférence. Ces outils doivent être indépendants de l'infrastructure informatique principale et prêts à l'emploi en cas de cyberattaque.

La réglementation renforce les exigences

La directive NIS2 et le règlement DORA relèvent le niveau d'exigence en matière de préparation aux incidents et de gestion de crise. Toutefois, les attaquants n'attendent pas les évolutions réglementaires : les organisations doivent donc agir dès maintenant.

Les coûts financiers justifient la préparation

Le coût financier de la manque de préparation peut être élevé, car les retards de décision accroissent les pertes d'exploitation. Si l'investissement dans des outils de communication d'urgence peut sembler coûteux, il revient bien moins cher que les pertes liées à une réponse improvisée à une cyberattaque.

La préparation évite des erreurs coûteuses

Renoncer aux exercices ou reporter les investissements dans la communication de crise peut donner un faux sentiment de sécurité. Lorsqu'un incident réel survient, le manque de préparation peut entraîner des conséquences graves, difficiles à surmonter.