Les services de renseignement français identifient les groupes à l'origine des violences

Les services de renseignement français estiment que les mouvances « ultragauche » et « gauche radicale » ont été à l'avant-garde des incidents violents survenus samedi, selon une source sécuritaire. Ces groupes n'ont pas été identifiés comme étant à l'origine des pillages, que les services de renseignement décrivent comme un « mélange » de personnes ayant répondu à des « appels sur les réseaux sociaux ».

Composition des groupes violents

Selon les services de renseignement, les pillages ont été principalement commis par de jeunes hommes et des jeunes issus des quartiers, dont certains faisaient partie du mouvement des « gilets jaunes » et d'autres étaient plus engagés politiquement. Ces groupes auraient répondu à des appels diffusés sur les réseaux sociaux, ce qui indique une mobilisation décentralisée et peut-être spontanée.

Définition des groupes d'ultragauche

Les services de renseignement classent dans l'« ultragauche » environ 5 000 militants recensés, décrits comme des « groupes radicaux violents, en dehors du champ démocratique et républicain ». Ils se répartissent en trois courants idéologiquement distincts : les « antifas », les plus nombreux ; les « anarcho-autonomes » ; et les « anarchistes », le mouvement le plus ancien.

Militants de la gauche radicale

Sous l'appellation « gauche radicale », les services décrivent des militants qui mènent des « actions de terrain violentes » selon une « méthode bien définie ». Des organisations telles que le NPA et la Révolution permanente, qui sont « peu ou pas dans le champ partidaire », sont classées dans cette catégorie. Ces groupes se distinguent par leurs méthodes et leurs orientations idéologiques.

Distinction entre ultragauche et gauche radicale

Les services soulignent que « ultragauche » et « gauche radicale » ne sont pas synonymes, même si, samedi, les deux mouvances ont uni leurs forces. Ils leur attribuent la responsabilité des affrontements avec les forces de l'ordre et des symboles de l'État, comme les mairies. Cette alliance a été décrite comme inédite par son ampleur et sa coordination.

Objectifs de l'ultragauche

Selon la source sécuritaire, « l'ultragauche » visait à « créer l'anarchie, faire tomber les institutions, en s'attaquant aux préfectures, aux mairies, etc., et les jeunes ont servi de carburant ». La collaboration entre « l'ultragauche », « la gauche radicale » et les jeunes des quartiers a été présentée comme un développement nouveau et significatif dans la dynamique des violences politiques en France.