Des manifestations ont éclaté dans la capitale indienne, New Delhi, mardi 6 octobre, avec des manifestants scandant des slogans comme « Sauvez la démocratie ! » et « Sauvez mon vote ! », selon la chaîne New Delhi TV (NDTV). Ces protestations, qui se poursuivent depuis plusieurs jours, rassemblent des membres de partis politiques d'opposition et sont centrées sur des inquiétudes concernant une possible manipulation de la part de l'organe électoral. Lors d'une de ces démonstrations, Rahul Gandhi, le dirigeant du Parti du Congrès — principal parti d'opposition — a été brièvement placé en détention par la police. Le mois dernier, le Indian Express a rapporté plusieurs irrégularités entourant un examen approfondi spécial (RIS) mené par la Commission électorale indienne (ECI). Le RIS avait été lancé en même temps que les élections régionales dans l'État du Bihar en juin 2025. Son objectif était de « constituer en principe une simple mise à jour des listes électorales », visant à éliminer les doublons ou les électeurs décédés. Cependant, le processus a ensuite été étendu à la plupart des régions du pays et a abouti au retrait de 133,7 millions d'électeurs, soit près de 15 % de l'électorat. Certains de ceux qui ont été radiés contestent cette décision, affirmant qu'ils sont toujours en vie. Le Bihar, un État qui avait été gouverné par un parti social-démocrate pendant deux décennies, a connu un changement d'orientation politique. L'article soulève également des questions sur le comportement public en Inde, mettant en lumière une contradiction perçue entre la réputation d'hospitalité du pays et sa conduite publique. Il fait également référence à un incident controversé où des employées de la tour Eiffel ont été licenciées pour leur affiliation à une secte hindoue, qualifié de « fiasco ». L'article explore en outre la capacité de la génération Z en Inde — ceux nés entre 1997 et 2012 — à défier le « système Modi », en référence au paysage politique façonné par la gouvernance du Premier ministre Narendra Modi. Cette génération, souvent associée à une maîtrise du numérique et à l'activisme social, est perçue comme une force potentielle de changement dans l'avenir politique du pays.