Les commerçants de Nîmes se préparent aux manifestations, craignant des actes de vandalisme, tandis que les autorités imposent interdictions et couvre-feux pour protéger les commerces et maintenir l'ordre.
Les commerçants craignent une répétition des violences
À Nîmes, les commerçants se préparaient à une nouvelle journée de manifestations, mais craignaient des actes de vandalisme et des pillages, semblables à ceux survenus le 17 octobre. Beaucoup ont exprimé peur et colère, certains envisageant d'acheter des armes ou comptant sur leurs amis pour se protéger.Autodéfense et coordination en ligne signalées
Certains commerçants ont évoqué la présence de groupes d'autodéfense et la coordination des casseurs sur des plateformes en ligne comme TikTok. Ces groupes auraient prévu des attaques et repéré des lieux précis pour leurs actions.Interdiction de manifester décidée par les autorités locales
Vendredi, la préfète du Gard, Fabienne Decottignies, a interdit les rassemblements, réunions et manifestations à Nîmes, de 6 heures à minuit, le samedi 24 octobre. Cette décision a été accueillie différemment par les commerçants : certains la soutiennent, d'autres restent inquiets.Réactions contrastées face à l'interdiction
Melissa Delmas, présidente de Régale & Co, a qualifié l'interdiction de « décision sage », qui l'a rassurée et lui a donné le sentiment d'être entendue par la préfecture. Jérôme Garcia, responsable de la boutique Longchamp, estime toutefois que des casseurs pourraient agir même sans manifestation, et que l'annonce est arrivée trop tard pour permettre de se retirer.Le maire insiste sur l'équilibre des mesures de sécurité
Vincent Bouget, maire de Nîmes, a déclaré que si le maintien de l'ordre est légitime, les restrictions au droit de manifester doivent rester exceptionnelles. Il a critiqué la présentation des manifestants comme des délinquants, qui, selon lui, crée un climat anxiogène et entrave l'expression de revendications pacifiques.Les acteurs économiques soutiennent l'interdiction
Éric Giraudier, président de la chambre de commerce et d'industrie du Gard, a soutenu l'interdiction, estimant qu'elle était nécessaire pour préserver l'ordre républicain et protéger les commerces locaux ainsi que l'économie.Autres mesures de sécurité mises en place
En plus de l'interdiction de manifester, la préfète du Gard a instauré un couvre-feu pour les mineurs à Nîmes, de 22 heures à 5 heures le samedi 24 octobre, dans le centre-ville et les zones commerciales. Une interdiction de l'utilisation et du transport de feux d'artifice et d'articles pyrotechniques a également été imposée du 23 au 25 octobre.Technologies et communication au service de la sécurité
Des arrêtés préfectoraux ont autorisé l'utilisation de drones pour la captation d'images à Nîmes, Alès, Le Vigan et Saint-Ambroix, dans le cadre des mesures de sécurité. Les mesures préventives comprenaient des échanges avec les commerçants et les autorités locales afin d'assurer la vigilance et le respect des consignes.