L'entrepreneuriat des jeunes à l'honneur

Une étude nationale réalisée par Adie Mayotte et Appinio montre que 75 % des jeunes veulent créer leur propre entreprise, mais le manque de capital personnel constitue le principal obstacle. Pour les aider, Adie Mayotte organise cette semaine des événements sur le terrain et plus de 600 ateliers.

Les motivations pour créer une entreprise

Près de 40 % des jeunes citent l'indépendance et la liberté de gérer leur temps comme principales raisons de vouloir créer une entreprise, souvent avant de se préoccuper de la rentabilité. En 2025, 133 jeunes de moins de 30 ans ont lancé des projets grâce aux microcrédits de l'organisation, ce qui représente 13 % de l'ensemble des projets accompagnés sur l'île.

L'évolution des modèles de travail

Les jeunes entrepreneurs ne visent plus le statut traditionnel d'entreprise individuelle. La moitié d'entre eux envisagent un avenir qui combine ou alterne salariat et entrepreneuriat. En 2026, 60 % des jeunes entrepreneurs ont conservé un autre emploi en parallèle de leur activité, et 40 % étaient salariés.

Les difficultés financières et le soutien

Beaucoup de jeunes sont confrontés à des craintes financières : 54,4 % s'inquiètent des risques et 36,1 % manquent de capital initial. Seuls 15,2 % ont eu accès à un prêt bancaire classique. Ainsi, 45 % ont utilisé leur épargne personnelle et 27,2 % ont compté sur le soutien de leur famille pour lancer leur activité.

Événements et ressources d'accompagnement

Adie Mayotte organise des événements du 12 au 16 octobre pour présenter ses solutions de financement et d'accompagnement. Au programme figurent le Forum des entrepreneurs du Sud, le 13 octobre, et le Marché des entrepreneurs, le 14 octobre, ainsi que dix rencontres locales et plus de 600 ateliers en ligne destinés à aider les porteurs de projet pour les démarches administratives et l'élaboration de leur business plan.

Le succès des microcrédits

Les données montrent que 93 % des jeunes ayant obtenu un microcrédit sont en emploi deux à trois ans plus tard. 82 % affirment avoir amélioré leurs compétences, et 70 % déclarent une meilleure qualité de vie après le lancement de leur activité.

L'entrepreneuriat dans les politiques publiques

À l'approche de l'élection présidentielle, Adie Mayotte milite pour que l'entrepreneuriat des jeunes figure parmi les éléments clés de la politique de l'emploi. Six jeunes sur dix souhaitent que les candidats leur apportent des réponses claires, estimant que ces derniers ont négligé l'entrepreneuriat des jeunes dans la lutte contre le chômage.

Un enjeu politique pour l'avenir

Frédéric Lavenir, président d'Adie national, affirme que rendre l'entrepreneuriat des jeunes accessible est un enjeu politique qui touche à l'émancipation et à la confiance en l'avenir. Sur une île où le chômage des jeunes dépasse 30 %, le soutien aux jeunes entrepreneurs est considéré comme un investissement d'intérêt public.