Microsoft, Google et OpenAI ont récemment révisé leurs contrats d’intelligence artificielle, abandonnant le modèle d’abonnement par utilisateur pour un système de facturation basé sur l’usage réel de l’IA. Auparavant, les entreprises payaient un tarif fixe par employé, indépendamment de la quantité d’outils d’IA utilisés. Désormais, le coût dépend de l’intensité de l’utilisation, ce qui modifie les risques liés à une consommation élevée. Le 25 septembre, Microsoft a annoncé des mises à jour de son modèle de tarification pour Copilot. Ce nouveau système repose sur deux volets : « Everyday AI », une licence mensuelle par utilisateur couvrant des tâches de base comme la synthèse de documents, et « Advanced AI », qui inclut des fonctionnalités telles que Cowork, Code et Autopilot. Cette partie avancée est facturée via des Copilot Credits, calculés en fonction de l’usage de l’IA, tandis que la licence par utilisateur reste obligatoire pour y accéder.
OpenAI a également modifié ses contrats Enterprise mi-septembre pour adopter une facturation basée sur les tokens. Les services comme Chat, Work et Codex sont désormais facturés en fonction du nombre de tokens traités, en plus du coût fixe par siège. Même si un siège n’est pas utilisé, l’entreprise reste redevable. Anthropic utilise un système similaire, facturant 20 dollars par siège et par mois, auxquels s’ajoutent les coûts d’utilisation de l’API. Google a opté pour une approche différente avec ses abonnements Gemini Enterprise Standard ou Plus, qui n’incluent plus Gemini Code Assist. Les utilisateurs actuels peuvent conserver l’outil jusqu’à la fin de leur contrat, mais devront trouver une alternative par la suite.
Le coût des modèles d’IA haut de gamme a diminué. Opus 5.5 d’Anthropic est désormais proposé à 4 dollars par million de tokens en entrée et 20 dollars par million en sortie, soit une baisse de 20 % par rapport à Opus 5. Il s’agit de la première réduction de prix de la série Opus. Ce changement de modèle tarifaire redistribue les risques liés à une utilisation intensive. Avec le modèle par siège, le fournisseur estimait une utilisation moyenne et absorbait les coûts des utilisateurs les plus gourmands. Désormais, avec la facturation basée sur l’usage, c’est le client qui assume ce risque. Pourtant, la croissance de l’usage cette année ne se limite pas à des tâches simples comme la synthèse de documents, mais inclut la délégation de tâches complexes à des agents d’IA sur de longues périodes.
Un billet de Microsoft suggère que la mesure des tâches routinières pourrait s’avérer être une « mauvaise affaire » pour les entreprises, car elles pourraient limiter l’accès à l’IA pour maîtriser leurs dépenses. Cela concerne la moitié des fonctionnalités mesurées par Microsoft. Pour un directeur des systèmes d’information (DSI), la fonctionnalité clé réside dans la possibilité de définir des politiques de dépenses. Chez Microsoft, la partie basée sur l’usage est désactivée pour les utilisateurs Enterprise jusqu’à ce qu’un administrateur crée une politique de dépenses. Avant cette activation, aucun frais n’est engagé. Les budgets peuvent être fixés par locataire, par groupe ou pour des individus, avec des alertes et la possibilité de lier les coûts à un abonnement Azure.
OpenAI propose des fonctionnalités similaires avec un budget mensuel par espace de travail et des limites d’usage par utilisateur et par groupe. Ce paramètre administratif agit comme une ligne budgétaire. Le risque est qu’un administrateur active une politique pour débloquer un pilote, fixe une limite arbitrairement, et que le service financier découvre plus tard des dépenses inattendues. Tant qu’un responsable métier n’a pas validé un budget pour un processus, la politique de dépenses reste inactive. Une fois l’usage activé, arrêter un agent d’IA revient à désactiver un service. Les contrats comportent aussi d’autres détails cachés : chez Google, un simple renouvellement en ligne peut supprimer un outil utilisé quotidiennement par les développeurs, et les renouvellements de licences sont rarement examinés. Chez OpenAI, un engagement de dépenses peut couvrir à la fois ChatGPT Enterprise et l’API, mais une sous-consommation reste facturée selon le contrat. Cependant, le tableau de bord de ChatGPT ne montre pas l’usage de l’API, ce qui oblige le client à suivre sa consommation, souvent à l’aide de tableurs.
Microsoft compare son modèle à une voiture hybride rechargeable, où la licence joue le rôle de batterie et les crédits celui de réservoir de carburant. Si l’analogie est claire, elle ne précise pas qui décide du moment où le « moteur » démarre. Depuis vingt ans, les DSI achètent des logiciels en fonction du nombre d’utilisateurs. Désormais, l’IA est facturée en fonction du travail qu’elle réalise, à l’image des services cloud. Les entreprises qui ont passé des années à apprendre à gérer les coûts du cloud disposent désormais d’un délai limité pour s’adapter. Elles n’ont plus des années pour se préparer : elles ont une date de renouvellement.
Changement majeur dans les modèles de licence d'IA alors que les géants technologiques introduisent une tarification basée sur l'utilisation
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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