Deux semaines avant la primaire PS/Place Publique, le paysage politique de la social-démocratie en France demeure incertain, sans candidat clairement en tête pour l'élection présidentielle à venir. Johanna Rolland, maire de Nantes et membre du Parti socialiste (PS), a récemment répondu aux questions d'Oriane Mancini sur le rôle du parti dans les mouvements sociaux récents. Elle a défendu le PS contre les allégations selon lesquelles il serait absent des efforts de « retour social », affirmant que le parti avait participé à toutes les manifestations. Rolland a souligné la priorité du PS aux questions sociales, notamment les défis auxquels sont confrontés les agents du service public, l'exclusion des étrangers de certains avantages, ainsi que la nécessité d'augmenter les salaires. Elle a également mis en avant les préoccupations croissantes concernant les difficultés rencontrées par les jeunes en France et le besoin de solutions politiques. Lorsqu'on lui a demandé sur la primaire, Rolland a clairement soutenu Olivier Faure, le secrétaire général du PS, qu'elle a décrit comme le leader qui a relancé le parti durant ses périodes les plus difficiles. Elle espère que les débats qui précéderont la primaire serviront de tribune aux idées du PS, affirmant qu'elle refuse un campagne présidentielle dominée par les thèmes du droit commun. Rolland a également commenté les révélations du journal Mediapart concernant des remarques supposément antisémites de Jordan Bardella, le président du parti de droite extrême National Rally (RN). Elle a suggéré que si le RN avait changé son image publique, sa nature fondamentale restait inchangée, et a questionné si Bardella pourrait être le « chef de file » plutôt qu'un réformateur. La primaire PS/Place Publique est principalement une question de création d'élan et d'engagement des électeurs. Rolland a mentionné que le premier débat avait attiré 700 000 téléspectateurs, et elle a exprimé son optimisme quant à la possibilité que ce nombre grimpe à 1,5 à 2 million pour le prochain débat sur France 2 et France Inter. Elle a souligné l'importance de la primaire pour mener une bataille culturelle et politique, avertissant contre une campagne dominée par les thèmes du droit commun. Rolland, qui est proche d'Olivier Faure, visait à envoyer deux messages à ses collègues socialistes. Elle leur a demandé de se souvenir de celui qui a relancé le parti durant sa période la plus basse et de soutenir le candidat capable d'engager un dialogue avec des alliés écologistes et communistes après la primaire. Bien qu'elle ait évité d'aborder directement la possibilité d'une alliance avec le Front de gauche (LFI), le sujet est devenu un point clé de discussion parmi les candidats à la primaire après le premier débat. Le défi des organisateurs maintenant est de transformer les téléspectateurs en électeurs réels, avec une estimation de 70 000 à 100 000 participants, bien que les chiffres finaux restent incertains.