Les forces de l'ordre françaises font face à une hausse des arnaques téléphoniques visant des dossiers de police, des escrocs se faisant passer pour des policiers afin de voler des données sensibles.
Les forces de police françaises face à la hausse des arnaques téléphoniques
Les services de police en France font face à une recrudescence d'arnaques téléphoniques visant à extraire des informations des fichiers policiers, selon des documents internes et des télégrammes communiqués à BFMTV le lundi 2 novembre.Des escrocs usurpent l'identité de la police
Ces arnaques reposent sur des individus qui falsifient certaines données, comme le numéro depuis lequel ils appellent leurs victimes, afin de se faire passer pour des agents des forces de l'ordre et d'obtenir des informations personnelles. Ces appels frauduleux ont visé des gendarmes et ont incité le gouvernement français à émettre des mises en garde.Les autorités alertent sur la menace
Des documents internes obtenus par BFMTV montrent que Louis Laugier, directeur général de la police nationale, et Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur, ont alerté les responsables et les militaires sur ce risque. Les services territoriaux de la police nationale ont relevé une récente hausse de ces appels malveillants.Des fraudeurs qui utilisent des techniques avancées
Les auteurs de ces arnaques utilisent un matériel leur permettant d'afficher le numéro de leur choix sur le téléphone d'un commissariat. Ils connaissent le langage et le fonctionnement de l'institution et n'hésitent pas à imaginer des scénarios crédibles, comme prétendre rencontrer des problèmes techniques avec leurs propres terminaux.Les arnaques peuvent nuire aux policiers et au public
Les informations dérobées peuvent servir à faire pression sur des personnes figurant dans les fichiers policiers, ou à se moquer de la police et à la tromper, notamment en mettant en ligne des enregistrements d'appels sur des sites comme YouTube. Les documents indiquent également que cette technique est parfois utilisée pour « libérer » des véhicules dont la conduite a été interdite à la suite d'infractions.Une technique de contre-appel recommandée
Pour prévenir ces arnaques, la technique du « contre-appel » est conseillée. Par exemple, si un policier reçoit un appel d'un numéro qui semble provenir d'une gendarmerie voisine, il peut rappeler le numéro affiché afin de vérifier l'identité de son interlocuteur. Cette méthode permet de démasquer l'escroquerie, car les escrocs ne peuvent pas recevoir d'appels sur le numéro qu'ils affichent.Mesures de précaution pour les agents
Face à la hausse des arnaques, les documents rappellent aux policiers et aux gendarmes d'utiliser les réseaux internes des forces de l'ordre, comme la radio, pour demander des informations et vérifier l'authenticité des demandes. La technique du « contre-appel » est mise en avant comme une précaution essentielle.Une technique accessible à tous
La méthode du « contre-appel » ne se limite pas aux forces de l'ordre et peut être utilisée par le grand public pour éviter les arnaques. Les escrocs peuvent afficher un faux numéro lors de leur appel, mais ils ne peuvent pas recevoir d'appels sur ce numéro, ce qui garantit que la personne réelle associée à ce numéro répondra lorsqu'on la rappellera.