Des œuvres d'art ordonnées de retour au musée

Un juge a ordonné mercredi soir 28 octobre le retour d'œuvres liées aux processus de paix, à la diversité sexuelle et au féminisme, retirées par le gouvernement ultraconservateur du président Abelardo De la Espriella du Musée national de Bogota à la mi-octobre. Le gouvernement avait justifié ce retrait, effectué le 15 octobre, par la lutte contre « l'endoctrinement politique ».

Réaction publique et réponse judiciaire

Ce retrait a suscité des manifestations organisées par des collectifs culturels et des groupes politiques d'opposition, qui ont déposé une plainte dénonçant une « censure ». La justice a accédé à cette demande mercredi et a ordonné au ministère de la Culture de restituer l'ensemble des œuvres dans un délai de 48 heures, au nom de la « protection constitutionnelle des expressions culturelles ».

Déclaration politique sur la décision

Gabriel Becerra, député de gauche et co-auteur du recours, a réagi sur la plateforme X en affirmant : « C'est une victoire pour les victimes, la diversité, la paix et la mémoire historique. » Il a ajouté : « Aucun gouvernement n'est propriétaire de notre histoire ! » La décision de justice, qui peut faire l'objet d'un appel, précise qu'elle n'impose pas l'exposition permanente des œuvres, mais vise à garantir que leur sort ne soit pas déterminé uniquement par le désaccord des autorités avec les idées ou les événements qu'elles représentent.

Positions politiques et opinions du président

Entré en fonction en août, M. De la Espriella se présente comme un admirateur du président américain Donald Trump, dont il partage les idées. Il a récemment souligné que « l'État avait le devoir moral » d'« empêcher que les espaces culturels soient accaparés par un communisme social athée, hostile aux valeurs traditionnelles ».