Le député RN Thomas Ménagé a critiqué, mardi 6 octobre, la réponse du gouvernement à la mobilisation massive des lycéens. Il s’est dit inquiet face à la décision de suspendre l’usage des grenades lacrymogènes sonores et d’engager un dialogue avec les élèves, estimant que ces mesures « ne régleront rien » et pourraient « mettre en danger nos forces de l’ordre ». Ménagé a souligné que, tout en jugeant « légitimes » les revendications des lycéens, il considère que le gouvernement doit adopter une approche différente pour répondre à la crise actuelle. Le député a appelé à un réexamen complet de la situation, incluant des réformes de Parcoursup, la plateforme centralisée d’admission dans l’enseignement supérieur en France. Il a jugé le système défaillant et a plaidé pour sa correction afin de mieux servir les étudiants. Il a également exhorté le gouvernement à garantir la présence des enseignants dans chaque salle de classe et à rétablir un climat d’ordre et de sécurité dans les établissements, qu’il a qualifiés de « sanctuaire » devant être protégé des violences « inacceptables ». Les propos du député s’inscrivent dans un contexte de tensions croissantes entre les lycéens, les enseignants et le gouvernement, autour de sujets comme les réformes éducatives, les évaluations des élèves et le rôle des professeurs en classe. Les manifestations ont mis en lumière des griefs de longue date, les étudiants réclamant des changements dans le système éducatif et de meilleures conditions pour les élèves comme pour les enseignants. La position de Ménagé reflète un débat plus large en France sur la manière de gérer cette crise, en conciliant impératifs sécuritaires et reconnaissance de la légitimité des revendications étudiantes. Son appel à une refonte globale de l’approche actuelle souligne la complexité de trouver une solution qui satisfasse l’ensemble des parties prenantes.