Des journalistes subissent violences physiques et racistes au congrès du Rassemblement national, incitant à renforcer la sécurité et la liberté de la presse avant la présidentielle.
Des journalistes agressés lors du congrès du Rassemblement national
Quatorze médias ont relayé les violences physiques et racistes subies par plusieurs journalistes pendant le congrès du Rassemblement national (RN). Ces incidents se sont produits alors que les journalistes couvraient l'événement, et les témoignages ont suscité des appels à une réaction du parti.Des violences contre des journalistes détaillées
Deux journalistes de Mediapart et de Politis ont été agressés, frappés et expulsés des lieux alors qu'ils exerçaient leur métier. Une journaliste du Canard enchaîné a également été poussée et intimidée pendant l'événement.La liberté de la presse menacée
Ces incidents sont décrits comme une atteinte inacceptable à la liberté d'informer, aggravée par les violences physiques et les insultes racistes. Les signataires de la lettre soulignent qu'aucun journaliste ne devrait avoir à subir de telles intimidations simplement parce qu'il fait son travail.Des journalistes qui ne sont pas des partisans
La lettre rappelle un principe fondamental : un journaliste qui couvre un événement politique n'est pas un soutien de cet événement ni de ses adversaires. La confusion autour de leur rôle, si elle n'est pas corrigée, risque de légitimer les violences qu'ils ont subies.Appel à la condamnation et à la protection
Les signataires demandent au Rassemblement national de condamner publiquement ces actes et de garantir que tous les journalistes puissent couvrir ses événements dans des conditions de sécurité et de liberté conformes aux exigences démocratiques.Des personnalités médiatiques parmi les signataires
Les premiers signataires comprennent Lénaïg Bredoux et Valentine Oberti, codirectrices de la rédaction de Mediapart ; Pierre Jacquemain, directeur de la publication de Politis ; Jean-François Julliard, directeur de la publication du Canard enchaîné ; ainsi que d'autres responsables médiatiques de premier plan issus de grands médias français.