Le samedi 26 septembre, 24 organisations de protection animale des Alpes-Maritimes se sont réunies place Masséna à Nice pour exprimer leurs inquiétudes et solliciter un soutien ainsi que des aides financières. Ces groupes, dont beaucoup fonctionnent entièrement grâce à des bénévoles, ont fait part de leur sentiment d’être négligés et sous-financés. Jeannethe Valdès, coordinatrice de PAZ (Projet Animaux Zoopolis), a souligné que les bénévoles consacrent souvent leur vie entière à aider les animaux, tout en restant largement méconnus. Les associations demandent à être reçues par le préfet de Nice et le sous-préfet de Grasse, ainsi que par les maires locaux. Elles ont fait remarquer que toutes ne bénéficient pas de subventions publiques et doivent compter sur les dons et les cotisations des membres. Valdès a critiqué l’inaction de la mairie de Nice, qui n’a pas répondu à leurs multiples courriers, PAZ ayant envoyé de nombreuses lettres sans obtenir de réponse. Les associations réclament une plus grande attention et une application plus rigoureuse de la loi de 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale. Elles ont également souligné une hausse significative du nombre d’animaux secourus cet été, avec près de 10 000 animaux recueillis par les 64 refuges de la SPA, un record pour la saison. Aurore Defix, vice-présidente de One Voice, a estimé qu’il n’est plus tenable pour les organisations bénévoles de faire face seules à des défis tels que la précarité, la cruauté, la violence et l’injustice. Elle a plaidé pour la création d’un plan d’urgence national dédié aux chats errants, souvent négligés et condamnés à survivre dans la rue. À moins de sept mois de l’élection présidentielle, les groupes de protection animale espèrent placer la question du bien-être animal au cœur des débats politiques. Ils militent pour la création d’un ministère dédié au bien-être animal, d’un fichier national des personnes interdites de détention d’animaux, et de peines plus sévères en cas d’abandon. Leur objectif est de faire en sorte que les futures politiques reflètent un engagement accru en faveur de la protection des animaux et d’un soutien adapté aux bénévoles qui œuvrent sans relâche à leur prise en charge. Cette mobilisation à Nice illustre l’inquiétude croissante des associations de protection animale face aux défis qu’elles rencontrent, tant sur le plan des ressources que de la reconnaissance. Alors qu’elles poussent en faveur de réformes législatives et d’une prise de conscience accrue du public, elles espèrent peser sur le paysage politique à venir et garantir un avenir meilleur pour les animaux en France.