Les hydrocarbures dans l'économie algérienne

Les hydrocarbures occupent une place majeure dans l'économie algérienne, représentant environ 13 % du produit intérieur brut et 83 % des exportations. La stabilité économique du pays est étroitement liée aux performances de son secteur pétrolier et gazier.

La République tchèque veut doubler ses importations de gaz

La République tchèque vise à doubler ses importations de gaz en provenance d'Algérie, les faisant passer de 200 à 400 millions de mètres cubes par an. Cet objectif a été évoqué lors de réunions entre des responsables tchèques et algériens à la fin du mois d'octobre.

Contrat d'approvisionnement en gaz existant

Un accord d'approvisionnement en gaz entre l'entreprise énergétique tchèque ČEZ et la société publique algérienne Sonatrach a été signé en 2024, puis prolongé d'un an en 2025. Le gaz algérien est acheminé vers la République tchèque par un gazoduc qui relie l'Algérie à l'Italie.

L'intérêt européen pour le gaz algérien

La République tchèque n'est pas le seul pays européen à vouloir accroître ses importations de gaz algérien. L'Allemagne a signé un contrat avec Sonatrach en juillet 2026 prévoyant une hausse des livraisons à partir de 2027, sans que le volume exact ne soit précisé.

L'Espagne étudie une hausse des flux gaziers

En Espagne, des discussions ont eu lieu au sujet d'une augmentation pouvant atteindre 10 % des flux de gaz en provenance d'Algérie via le gazoduc Medgaz. Selon Reuters, une hausse d'environ 1 milliard de mètres cubes par an pourrait être techniquement possible.

L'Italie cherche à renforcer la coopération

L'Italie a également manifesté son intérêt pour l'augmentation de ses importations de gaz algérien. Lors d'une visite à Alger, la présidente du Conseil italienne, Giorgia Meloni, a insisté sur le renforcement de la coopération entre le groupe énergétique italien Eni et Sonatrach, en particulier dans l'exploration offshore et le gaz de schiste.

Baisse des revenus gaziers algériens

Les revenus gaziers de l'Algérie ont diminué ces dernières années, passant de 16,4 milliards de dollars en 2023 à 13,04 milliards de dollars en 2024. Ce recul s'explique en partie par la baisse des prix internationaux du gaz naturel.

Les défis de l'augmentation des exportations de gaz

Les exportations de gaz algérien ont légèrement reculé ces dernières années : elles ont atteint 45,7 milliards de mètres cubes en février 2026, contre 49,29 milliards en 2024. Les expéditions de GNL ont également chuté de 18 % sur un an, à 9,54 millions de tonnes.

Les investissements de l'Algérie dans les hydrocarbures

Pour renforcer son secteur pétrolier et gazier, l'Algérie a annoncé un programme d'investissement de 71,6 milliards de dollars dans les hydrocarbures d'ici 2030, dont 52 milliards de dollars consacrés à l'exploration et à la production. L'objectif est d'accroître les capacités de production et de répondre à la demande intérieure croissante.

Une consommation intérieure de gaz en hausse

La consommation intérieure de gaz en Algérie progresse, atteignant 57,27 milliards de mètres cubes en 2025, soit une hausse de 8,9 % sur un an. Environ 53 % du gaz produit entre janvier et juillet 2026 a été utilisé sur le marché intérieur.