AFG Bank Guinée, un établissement financier autrefois connu sous le nom de Société Générale Guinée, a annoncé son intention de développer de manière significative ses prêts aux petites et moyennes entreprises (PME). La banque, rachetée par AFG Holding en août 2025, vise à doubler son portefeuille de prêts aux PME, passant de 60 à 120 millions d’euros (soit de 67,17 à 134,34 millions de dollars américains) d’ici 2027. Par ailleurs, elle prévoit de tripler le nombre de clients PME qu’elle dessert. Pour soutenir cette croissance, AFG Bank Guinée a obtenu un prêt de 35 millions d’euros de la part de Proparco, un organisme de financement du développement, annoncé mercredi 7 octobre. Ces fonds doivent permettre à la banque d’accroître sa capacité à octroyer des prêts aux PME et de développer de nouveaux produits financiers adaptés à ce segment. La stratégie de la banque marque un virage par rapport à son orientation précédente, centrée sur les grandes entreprises, vers une attention accrue portée aux PME et aux particuliers. Cette évolution s’inscrit dans le cadre du développement en cours du projet minier de Simandou en Guinée, lequel devrait générer de nouveaux besoins financiers auprès des entreprises impliquées dans le projet. AFG Bank Guinée cible particulièrement les entreprises des secteurs des transports, de la restauration, de l’énergie, de l’agroalimentaire, de l’industrie et des énergies vertes. Ces industries sont perçues comme ayant un fort potentiel à tirer profit d’un meilleur accès au crédit. Dans le cadre de l’accord de financement avec Proparco, la banque aura également accès à une enveloppe de garantie de 25 millions d’euros dédiée au financement du commerce. Cela permettra à AFG Bank Guinée de renforcer ses relations avec les banques correspondantes et de soutenir les opérations d’importation de ses clients. Le mécanisme repose sur des garanties fournies par Proparco aux banques internationales, qui confirment à leur tour les instruments de financement commercial émis par AFG Bank Guinée. L’objectif est de réduire les risques pour ces banques et de faciliter des transactions qui pourraient autrement être limitées par des seuils de risque ou l’absence de relations bancaires correspondantes. La banque doit désormais relever le défi de transformer ces nouvelles capacités de financement en une croissance effective des prêts. Le doublement de son portefeuille de prêts aux PME d’ici 2027 exigera une augmentation significative du nombre de clients. Pour y parvenir, la banque devra réussir à promouvoir efficacement ses nouveaux produits financiers et à instaurer la confiance auprès d’un plus large éventail d’entreprises.