Une vidéo montre des policiers de Strasbourg frappant des manifestants, ce qui déclenche une enquête sur de possibles fautes commises par des agents.
Enquête ouverte après la diffusion d'une vidéo
Une enquête a été ouverte à Strasbourg après la diffusion d'une vidéo montrant des policiers frapper des manifestants. Le parquet de Strasbourg a annoncé lundi 26 octobre avoir engagé une enquête pour « violences par personne dépositaire de l'autorité publique », à la suite d'une vidéo datée de samedi.Enquête confiée à l'unité de déontologie
À ce stade, l'enquête est « confiée à l'unité de déontologie » de la Direction interdépartementale de la police nationale (DIPN) du Bas-Rhin, a précisé le parquet. L'un des jeunes, qui s'est présenté comme secouriste, a déposé plainte, a-t-il ajouté.La DIPN veut faire la lumière sur la vidéo
La DIPN a indiqué que l'enquête doit « faire la lumière sur les faits qui apparaissent dans cette vidéo ». Cette vidéo, publiée par un photojournaliste basé à Strasbourg, principalement sur ses comptes Instagram et Facebook, montre deux manifestants vêtus de noir et masqués, dont l'un boite et est aidé par l'autre.Des manifestants frappés par la police
Deux personnes équipées comme des « street medics », ces militants qui portent secours aux manifestants pendant les défilés, accourent pour les aider. Puis plusieurs policiers arrivent en courant derrière eux, les plaquent au sol et les frappent avec leurs matraques. Les deux manifestants sont traînés sur la chaussée et emmenés par les forces de l'ordre. L'un des secouristes est vu en train d'être relâché et quitte rapidement les lieux.Une manifestation plus calme que la précédente
La manifestation du 24 octobre dans la capitale alsacienne s'est déroulée bien plus calmement que celle du 17 octobre, même si des affrontements ont eu lieu entre les forces de l'ordre et des groupes de jeunes en fin d'après-midi. Au total, trente personnes ont été interpellées, principalement pour jets de projectiles. Deux manifestants ont été légèrement blessés, ainsi que 13 policiers, selon le bilan publié dimanche par la préfecture du Bas-Rhin.