Ce matin, la chapelle jésuite de la Grand-Rue à Nîmes a accueilli de nombreux visiteurs pour une exposition intitulée Pas de bide pour la big expo. Cet événement s’inscrit dans le cadre des Semaines d’information sur la santé mentale (SISM), une campagne visant à sensibiliser le public aux enjeux liés à la santé mentale. L’exposition présente les travaux de patients et de professionnels du Centre de réhabilitation psychosociale Le Peyron, une structure qui accompagne les personnes confrontées à des troubles psychiques à travers diverses activités thérapeutiques. Ont assisté à l’inauguration Olivier Bénézet, conseiller municipal délégué à la Santé mentale et à la Prévention des addictions, la directrice du hôpital de jour du centre, ainsi que Magalie, animatrice au sein de l’établissement.
Cette exposition est le fruit d’un atelier centré sur l’acceptation de soi, conçu pour aider les patients à développer une image plus positive d’eux-mêmes. Au Centre Le Peyron, animateurs et patients collaborent régulièrement pour créer de nouvelles expositions environ tous les six mois. Pour ce projet, l’équipe a souhaité explorer la manière dont les individus perçoivent leur propre corps et celle dont les autres peuvent les regarder. Magalie a expliqué que l’atelier consistait notamment à prendre des photos des patients afin de les aider à reconnaître leur beauté, y compris dans un contexte de prise de poids souvent liée aux traitements médicaux. Si le processus a été difficile pour certains participants au début, les résultats finaux incluent les portraits de cinq femmes et d’un homme du centre.
En complément des photographies, l’exposition propose des dessins, des poèmes, des citations et des réflexions personnelles des patients, tous centrés sur le thème de l’acceptation de soi. Certains messages affichés sur les murs utilisent l’humour pour transmettre des idées plus profondes, comme la phrase : « On ne peut pas plaire à tout le monde. On n’est pas un pot de Nutella. » Ces éléments illustrent l’objectif de l’exposition : favoriser une relation plus apaisée avec son corps. Sarah, une patiente dont le portrait est exposé, a partagé : « Je suis belle quand même », ajoutant : « Je me suis sentie très, très belle. Et ça, je ne l’avais jamais dit avant. » Une autre participante a décrit comment cette expérience l’a aidée à renouer avec son corps après de nombreuses années de déconnexion.
L’exposition, conçue par le Centre Le Peyron, a pour ambition de toucher un public plus large, et les SISM ont offert l’opportunité de la présenter à la chapelle jésuite. Cet événement poursuit un double objectif : soutenir le parcours des patients vers l’acceptation de soi et sensibiliser le grand public aux défis rencontrés par les personnes en situation d’obésité ou aux prises avec des troubles de santé mentale. Olivier Bénézet a salué l’exposition pour son ton unique, soulignant la qualité et l’humour présents dans les réalisations des participants. Pas de bide pour la big expo offre un espace où les photographies deviennent des récits personnels, où les mots accompagnent les images, et où l’humour permet d’aborder des sujets délicats — comme apprendre à s’accepter et à considérer son corps avec plus de bienveillance.
Une exposition locale promeut l'acceptation du corps et la sensibilisation à la santé mentale
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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