Victor Hugo a passé 15 ans en exil sur l'île de Guernesey après avoir quitté la France à la suite du coup d'État de 1851. Initialement, il a cherché refuge à Bruxelles, puis à Jersey en 1852, avant de s'installer à Guernesey en 1855. Là, il a acheté Hauteville House à Saint-Pierre, une maison devenue le centre de sa vie durant son exil. La maison, située entre la mer et un jardin rempli de camélias, de fuchsias, de jasmin et de roses, a été décrite par Hugo comme "des morceaux de France tombés dans la mer et ramassés par l'Angleterre."
À Hauteville House, Hugo a établi un emploi du temps strict. Il buvait du café froid et mangeait deux œufs crus le matin, puis travaillait pendant quatre heures dans son observatoire à toit de verre, qu'il appelait son "bureau perché entre le ciel et l'étendue de la mer." C'est dans cet espace qu'il a écrit l'une de ses œuvres les plus célèbres, notamment Les Misérables, L'Homme qui rit et Les Travailleurs de la mer, qu'il a dédiées aux habitants de Guernesey. Il décrivait l'île comme "une roche d'hospitalité et de liberté."
La vie quotidienne de Hugo à Hauteville House était marquée par la routine et la discipline. Il effectuait des promenades de deux heures, souvent accompagné de son chien Sénat et de sa maîtresse Juliette Drouet, qui était aussi sa muse et son inspiratrice. Il se baignait dans la mer, souvent à la baie de Fermain, selon une méthode spécifique qui impliquait des plongées rapides et un séchage avec un mouchoir. Après ses promenades, il retournait à son travail, écrivant souvent jusqu'à six heures et demie.
Hugo entretenait une longue correspondance avec Juliette Drouet, échangeant 23 653 lettres au cours de leur relation de 50 ans. Elle vivait dans l'une de ses autres maisons et était une présence constante dans sa vie, particulièrement quand sa femme, Adèle, n'était pas présente. Hugo organisait également des repas pour des enfants pauvres à Hauteville House, commençant avec 12 enfants et finissant par nourrir environ 40 enfants.
Pendant son séjour à Guernesey, Hugo était connu pour ses manières raffinées, son langage cultivé et son apparence distinctive. Il portait un chapeau à large bord, un manteau jeté sur son épaule gauche, et marchait les mains dans les poches. Il était décrit comme poli, humoriste et très cultivé, possédant une profonde connaissance de la langue française. Il était également fier de sa position, répondant une fois à un commentaire sur le fait qu'il ne connaissait pas l'anglais par la déclaration : "Mesdames, quand l'Angleterre voudra me parler, elle apprendra ma langue."
Le temps que Hugo a passé à Guernesey a également été marqué par ses interactions avec la communauté locale. Il fréquentait le port de Saint-Pierre, où l'on pouvait le voir se promener parmi les gens, souvent accompagné de son chien et de Juliette. Il visitait également les jardins de Candie, où une statue de lui se trouve, contemplant la mer et le passage des bateaux.
Le soir, Hugo dînait chez Madame Drouet, où il lui prenait souvent un verre de cognac. Sa vie à Guernesey était une continuation de son exil en France, et son écriture reflétait les états émotionnels de sa vie, y compris le chagrin de la mort de sa fille Léopoldine.
L'île de Guernesey, avec son mélange unique de culture française et anglaise, a laissé une forte impression sur Hugo, qui l'a décrite comme un lieu de beauté et de contraste, où "l'ouest, dévasté, est sous le souffle de la mer ouverte." Son temps là-bas est rappelé non seulement par son output littéraire, mais aussi par les habitudes personnelles et les routines qui ont défini sa vie quotidienne.
La vie et l'héritage de Victor Hugo à Guernesey
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
guernseyexile



