Des pompiers pris pour cible pendant les manifestations

Des pompiers du département du Doubs, en France, ont déposé plainte contre des individus qui les ont agressés lors des manifestations du 17 octobre, qui ont dégénéré en émeutes dans certains secteurs. Le service départemental d'incendie et de secours (SDIS) du Doubs a annoncé lundi 19 octobre avoir déposé trois plaintes contre des auteurs non identifiés, pour des infractions telles que « violences aggravées sur une personne chargée d'une mission de service public ».

Violences contre les secouristes

Selon le SDIS, plusieurs pompiers ont été visés pendant les mobilisations contre la vie chère, avec des incidents signalés à Besançon et à Montbéliard. Des pompiers auraient été victimes de jets de pierres et de tirs de mortiers, les contraignant à se replier sans pouvoir intervenir. Le SDIS a exprimé sa profonde tristesse et sa condamnation des violences commises contre les secouristes.

Les conséquences graves de ces attaques

Stéphane Beaudoux, contrôleur général et directeur du SDIS du Doubs, a qualifié ces actes de violence d'« inacceptables », soulignant que les conséquences auraient pu être bien plus graves. Il a expliqué qu'un tir de mortier peut provoquer de graves brûlures, défigurer une personne ou entraîner la perte d'un œil.

Un blessé lié aux violences de la manifestation

Une adolescente de 17 ans a perdu l'usage de son œil gauche le 17 octobre à Mulhouse, à la suite, selon les informations, du tir d'une grenade lacrymogène. Cette blessure a été confirmée par une source proche de l'enquête, selon BFMTV et Politis. L'IGPN (Inspection générale de la police nationale) a été informée de l'incident.

Des interpellations à Besançon

Selon le dernier bilan de la préfecture du Doubs, publié dimanche, neuf personnes ont été interpellées pour des actes de violence parmi les 9 500 manifestants présents à Besançon, un nombre relativement faible par rapport au total des participants.