Les mères de plusieurs manifestants du mouvement GenZ 212, emprisonnés depuis près d’un an, se sont rassemblées à Rabat devant le Parlement pour exiger la libération de leurs enfants. Le mouvement GenZ 212, une initiative menée par des jeunes, a vu le jour en 2021. Il aborde des questions comme les difficultés économiques, le chômage et les réformes politiques au Maroc. Les mères, dont beaucoup portaient des vêtements blancs en signe de paix et de deuil, ont réclamé la fin de ce qu’elles qualifient de détentions injustes et appelé au dialogue entre le gouvernement et les manifestants. La manifestation s’est tenue dans une place publique proche du Parlement, un lieu souvent utilisé pour les rassemblements au Maroc. Les mères ont exprimé leur frustration face à l’emprisonnement prolongé de leurs enfants, certains étant détenus sans procès ou avec un accès limité à une représentation juridique. Elles ont également souligné le lourd tribut émotionnel et financier pesant sur leurs familles, dont beaucoup peinent à subvenir à leurs besoins pendant que leurs enfants sont incarcérés. Le gouvernement marocain a indiqué par le passé que les arrestations avaient été effectuées conformément à la loi et visaient à préserver l’ordre public. Cependant, des organisations de défense des droits humains ont exprimé des inquiétudes quant au traitement des détenus, évoquant notamment des conditions carcérales déplorables et un accès limité aux soins médicaux. La mobilisation des mères a attiré l’attention tant sur la scène nationale qu’internationale, certains appelant à plus de transparence et à une procédure légale équitable pour les manifestants. Cette démonstration survient à un moment de tensions politiques et sociales accrues au Maroc, où l’activisme des jeunes s’intensifie en réponse aux défis économiques et aux revendications de plus grandes libertés politiques. Bien que le gouvernement n’ait pas réagi aux revendications spécifiques des mères, cet événement met en lumière le débat persistant sur l’équilibre entre sécurité et libertés civiles dans le pays.