Des manifestations se poursuivent à Marseille malgré une interdiction, les manifestants utilisant l'humour et des références à la culture pop pour défendre leur cause.
Les manifestations se poursuivent à Marseille
Les manifestations à Marseille se sont poursuivies samedi après-midi, malgré l'interdiction prise par la préfecture des Bouches-du-Rhône. Ces rassemblements, qui durent depuis près de deux mois, réunissent étudiants, gilets jaunes et d'autres personnes qui protestent contre le coût de la vie élevé.Les participants puisent dans la culture populaire
L'ambiance restait animée, les participants faisant preuve d'humour et de créativité, avec des références à la culture populaire comme Harry Potter et Le Seigneur des anneaux. Les manifestants portaient divers costumes et pancartes, dont l'une faisait référence à un personnage du Seigneur des anneaux et une autre à One Piece, une série de mangas très populaire.Symbolisme et expression personnelle
Parmi les participants, on trouvait notamment Souleymane, 33 ans, employé dans une assurance, qui portait un chapeau One Piece et un drapeau français. Il expliquait que ces symboles étaient importants pour l'aspect révolutionnaire et pour se réapproprier le drapeau français. D'autres, comme Anne, déguisée en « fantôme de la démocratie » avec des amis, insistaient sur la nécessité de la force collective face à la multiplication des restrictions du droit de manifester.Une présence policière notable
La présence policière était importante, avec environ quarante véhicules de la gendarmerie, des CRS et de la police nationale, ainsi que deux véhicules blindés Centaure, stationnés dans des secteurs tels que la Canebière, la rue de Rome et les Réformés. Vers 16 heures, le cortège s'est scindé en deux groupes : l'un se dirigeait vers les Cinq-Avenues, l'autre tentait de rejoindre la gare Saint-Charles.Éléments d'Halloween et inquiétudes des lycéens
Des éléments d'Halloween étaient également présents, avec des masques, des citrouilles et des faux. Assif, lycéen de 17 ans en terminale, était déguisé en diable, avec une pancarte indiquant « Ils sont pires que moi ». Il a évoqué des problèmes d'hygiène, la suppression des spécialités et l'augmentation des effectifs par classe dans son lycée. Il a souligné que la mobilisation concernait les générations futures et non seulement son propre intérêt.Affrontements et résistance persistante
Des informations faisant état d'affrontements avec la police ont commencé à remonter d'autres quartiers de la ville. La manifestation devait se poursuivre en soirée, avec un rassemblement prévu à 20 heures à la Plaine, où des gaz lacrymogènes avaient été utilisés la semaine précédente. Malgré la répression en cours et la fatigue, l'humour et la force collective ont offert un soulagement temporaire face à l'anxiété et à la frustration des manifestants.Discours symboliques et solidarité
Éric Akopian, cofondateur de l'association Clean My Calanques, s'est adressé à la foule déguisé en Gandalf, scandant « Marseille ne se laissera pas faire par le fascisme ! », et brandissant le drapeau de La Réunion sous les acclamations de la foule.