Le PDG d’Ipsophene, une entreprise française productrice de la substance active du paracétamol, a critiqué les projets du gouvernement français visant à réduire le coût des médicaments. Il a également proposé l’instauration d’une taxe environnementale sur les produits pharmaceutiques chinois. Jean Boher, président d’Ipsophene, a souligné que la production de cette substance active en France présente un impact environnemental bien moindre qu’en Chine ou dans d’autres pays. Il a estimé qu’une telle taxe favoriserait les fabricants français, alors que plus de 80 % des principes actifs des médicaments sont actuellement fabriqués en Chine. Boher a prévenu que, si Pékin décidait de restreindre ses exportations vers l’Europe, cela pourrait entraîner une « catastrophe totale » pour l’approvisionnement en médicaments du continent.
Le gouvernement français cherche à économiser plus de 3 milliards d’euros par an sur les dépenses liées aux médicaments, en particulier sur les produits les plus anciens, afin de financer le développement de nouveaux traitements. Si certains médicaments voient déjà leur remboursement réduit, le paracétamol n’est pas concerné, son taux de remboursement restant fixé à 65 %. Toutefois, l’exécutif envisage une baisse de prix de 13 % pour ce produit, qui passerait ainsi à 66 centimes par euro d’ici le 1er janvier 2027. En intégrant les marges des grossistes et des pharmacies, le prix public d’une boîte de paracétamol atteindrait environ 2,18 euros. Boher a critiqué cette mesure, estimant que le gouvernement « va dans la mauvaise direction » en encourageant le retour de la production pharmaceutique en France tout en réduisant les prix des produits fabriqués localement.
Ipsophene recherche 25 millions d’euros de financement et prévoit de lancer sa production à Toulouse dès 2028, avec une mise en service complète d’ici la fin de l’année. L’usine devrait produire 4 000 tonnes de principes actifs par an, couvrant ainsi 8 % des besoins européens. Cela offrirait aux laboratoires des sources d’approvisionnement plus fiables, a expliqué Boher. L’entreprise bénéficie du soutien de l’initiative France 2030, dont l’objectif est de relocaliser la production de médicaments essentiels en France. Des projets similaires sont en cours chez Seqens, en Isère, qui prévoit de produire 15 000 tonnes de principes actifs chaque année.
Ipsophene s’est associée à Opella et UPSA, deux laboratoires pharmaceutiques qui fabriqueront en France des antidouleurs populaires comme Doliprane, Daffalgan et Efferalgan. Ces partenariats s’inscrivent dans une démarche plus large visant à réduire la dépendance aux productions étrangères et à garantir un approvisionnement plus stable en médicaments essentiels au sein de l’Europe.
Le producteur français de paracétamol réclame une taxe environnementale sur les médicaments chinois lors des négociations commerciales
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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Sources d'origine :
- 🇫🇷BFMTV



