Les propos controversés d'une animatrice radio française sur les migrants ont conduit l'autorité de régulation à agir contre sa station, filiale d'un grand empire médiatique.
Une radio sommée de respecter la réglementation
Une station de radio française, membre de l'empire médiatique du milliardaire conservateur Vincent Bolloré, a été sommée par le régulateur de l'audiovisuel, l'Arcom, de respecter ses obligations après des propos controversés de la présentatrice Christine Kelly au sujet des migrants. La mise en demeure, émise le 26 octobre 2026, concerne un commentaire fait par Christine Kelly lors de l'émission Christine Kelly et vous diffusée le 26 janvier 2026.Des propos sur les migrants qui déclenchent une action du régulateur
Pendant l'émission, un segment portait sur une agression sexuelle commise contre une femme âgée à Nice. Le principal suspect était un ressortissant tunisien qui avait reçu l'ordre de quitter le territoire français. Christine Kelly a déclaré : « Nous ne disons pas que tous les migrants sont des violeurs, mais beaucoup le sont, comme le montrent les chiffres. » Personne d'autre à l'antenne n'a réagi à ses propos, selon l'Arcom.Le régulateur évoque une incitation à la haine
L'Arcom a jugé que les propos de Christine Kelly étaient « susceptibles d'inciter à la haine et d'encourager des comportements discriminatoires à l'égard des migrants en raison de leur origine ou de leur nationalité ». Ce n'est pas la première fois qu'Europe 1 reçoit des avertissements de l'Arcom pour des faits similaires à l'antenne. Cette mise en demeure constitue un avertissement formel et pourrait entraîner des sanctions financières à l'avenir.La station n'a pas répondu aux demandes de réaction
Europe 1, détenue par Lagardère Radio, filiale du groupe Louis Hachette au sein de l'empire médiatique de Bolloré, n'avait pas répondu aux demandes de réaction à midi, lundi. La station est désormais sous pression pour répondre aux préoccupations du régulateur et éviter de nouvelles conséquences.