Agnès Pannier-Runacher, femme politique française, affirme que son téléphone a été visé par un logiciel espion, ce qui déclenche une enquête sur de possibles cyberattaques contre de hauts responsables.
Une femme politique française signale une tentative d'espionnage par logiciel
Agnès Pannier-Runacher, ancienne ministre et députée actuelle du parti Renaissance, a signalé que son téléphone personnel avait été ciblé par un logiciel espion de type mercenaire, selon des informations publiées par POLITICO le 20 octobre 2026.Plainte déposée auprès d'un service de sécurité
Pannier-Runacher a déposé plainte le 28 septembre 2026 auprès de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), et le parquet de Paris a confirmé l'ouverture d'une enquête sur la cyberattaque présumée.Plusieurs alertes d'Apple
Trois notifications d'Apple, remontant à mars 2025, indiquent trois attaques distinctes visant son appareil. L'alerte la plus récente a été reçue le 13 août 2026, et c'est Apple qui a informé Pannier-Runacher de la tentative de ciblage.Aucun signe visible d'intrusion
L'ancienne ministre confirme avoir reçu ces notifications, qui indiquent des ciblages répétés plutôt qu'une seule tentative réitérée. Les notifications ne précisent pas quelles informations ont pu être consultées ou dérobées.Aucun comportement suspect du téléphone
Pannier-Runacher ne signale aucun comportement inhabituel de son téléphone et aucun autre message suspect. L'absence de signes visibles est compatible avec une attaque dite « zero-click », sans interaction de l'utilisateur, bien que cette hypothèse reste à confirmer.Un service de sécurité impliqué
L'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI) a analysé son appareil. L'enquête mobilise plusieurs services, notamment des auditions menées par la DGSI et l'implication de la section cybercriminalité J3.Logiciel non identifié publiquement
Le logiciel utilisé n'a pas été identifié publiquement, et les enquêteurs ont écarté Pegasus, un produit de l'entreprise israélienne NSO Group.Plusieurs organismes mobilisés
Le centre de coordination des crises cyber, le C4, qui comprend la DGSE, a également été mobilisé, bien que cela ne constitue pas une attribution publique de l'opération à un État.L'ANSSI rappelle des cas antérieurs
L'ANSSI n'a pas commenté le cas individuel, mais rappelle avoir traité plusieurs compromissions de téléphones de hauts responsables au cours des trois dernières années.Contexte institutionnel
Le CERT-FR a publié une alerte en septembre 2025 concernant l'espionnage des iPhone, ce qui offre un contexte institutionnel à ce type de menaces cyber.Sensibilité des communications
Les responsabilités ministérielles de Pannier-Runacher, notamment sa participation aux COP 28, 29 et 30, soulignent le caractère potentiellement sensible de ses communications.Tendance plus large de ciblage
ZATAZ fait état d'une hausse du ciblage numérique des responsables publics, avec notamment d'autres cas de diffusion de contenus intimes et d'exposition de données concernant 24 personnalités politiques françaises.