Les manifestations en France s'intensifient avec des violences policières et une répression, tandis que Hindustan Times relie ces tensions au racisme historique et systémique.
Les manifestations en France dégénèrent en violences
Un orchestre gazé par la police, la mâchoire d'un lycéen brisée, un autre jeune rendu aveugle et des mineurs placés en garde à vue : ce sont là quelques-uns des incidents recensés par le Hindustan Times, qui souligne la montée des tensions lors des manifestations en cours en France.Manifestants et autorités s'affrontent
Les manifestations, marquées au départ par des slogans mordants, des mèmes irrévérencieux et des performances de rue, ont vu la réponse des autorités changer. Le quotidien indien note que la créativité et l'« esprit rebelle » de la génération Z française se sont heurtés à une répression menée par « l'un des arsenaux policiers les plus lourdement armés d'Europe ».Critique de la réponse française
Le Hindustan Times estime que cette réponse s'inscrit dans une « logique de répression coloniale qui persiste dans la culture dominante française ». Il affirme que l'image « glamour » de la France occulte le racisme profondément enraciné dont sont victimes au quotidien les personnes de couleur, avec des « contrôles de police racistes, des violences policières et une profonde privation de droits ».Parallèles historiques
Le journal rappelle le massacre du 17 octobre 1961, au cours duquel des dizaines d'Algériens qui s'opposaient pacifiquement à un couvre-feu discriminatoire ont été tués à Paris. Dans ce contexte, les immigrés et leurs descendants continuent d'être désignés comme responsables de nombreux problèmes, alors même que « la France a été bâtie sur le travail des peuples colonisés et dépend encore de travailleurs racisés ainsi que de l'exploitation des ressources du Sud global à travers des structures néocoloniales », dénonce le journal.Implications politiques des troubles
Pour le Hindustan Times, ces manifestations étudiantes traduisent une prise de conscience plus large face à une « polycrise », capable de former, six mois avant l'élection présidentielle, « un rempart contre la descente de la France vers un enfer d'extrême droite ».Le Pen tire profit du chaos
À Orléans, Marine Le Pen lance sa campagne en « profitant » des émeutes, selon certaines informations. La tension est à son comble en France, et l'attaque de Trappes pourrait marquer un tournant.