Une nouvelle étude se montre prometteuse pour un traitement d'un cancer du poumon rare et agressif, mais il ne propose pas de guérison pour tous les patients.
Un nouveau traitement prometteur
Un essai publié sur l'association du tarlatamab et du durvalumab suscite l'espoir pour les patients atteints d'une forme agressive de cancer du poumon. Toutefois, les patients concernés forment un groupe très précis, et les résultats ne signifient pas une guérison.Un type de cancer bien précis
Cette avancée concerne principalement le cancer bronchique à petites cellules au stade étendu, une forme particulière et agressive, et non l'ensemble des cancers du poumon. Tous les cancers du poumon ne se ressemblent pas : l'Institut national du cancer distingue notamment les cancers bronchiques non à petites cellules, qui sont les plus nombreux, et les cancers bronchiques à petites cellules, qui représentent près de 15 % des cas.Caractéristiques du cancer à petites cellules
Le cancer bronchique à petites cellules est décrit comme une maladie qui progresse rapidement, avec un risque élevé de rechute après le traitement initial. Le professeur Laurent Greillier, pneumologue à l'Assistance Publique des Hôpitaux de Marseille, souligne son caractère agressif et le fait qu'il est souvent traité sans chirurgie.La chirurgie dans de rares cas
Nuance importante : dans de rares formes très localisées, la chirurgie peut être envisagée, mais ce n'est pas la situation visée par les résultats rapportés ici. Jusqu'à présent, la prise en charge reposait notamment sur la chimiothérapie, souvent associée à l'immunothérapie selon les situations. Le problème de ce type de cancer est que la maladie peut revenir rapidement après une première réponse au traitement. Le traitement qui suscite l'intérêt s'appelle le tarlatamab.