Le taux de croissance économique des États-Unis pour le deuxième trimestre a été révisé à la hausse à un rythme annualisé de 2,2 %, contre 1,5 % précédemment annoncé, selon le Bureau of Economic Analysis (BEA), un service statistique gouvernemental. Cette révision s'explique par une hausse des investissements, des dépenses des consommateurs et des dépenses publiques par rapport aux estimations initiales. De même, la croissance du PIB du premier trimestre a également été revue à la hausse, passant de 2,1 % à 2,5 %. Ces mises à jour indiquent une performance supérieure aux attentes de l'économie américaine pendant ces périodes. Cette croissance est principalement tirée par une augmentation des investissements dans l'infrastructure liée à l'intelligence artificielle, qui est devenue un axe central pour de nombreuses industries. Contrairement à la France, où les prix de l'énergie en hausse ont freiné les dépenses des consommateurs, les ménages américains ont montré de la résilience. Au dernier trimestre, les dépenses de consommation des ménages ont augmenté à un rythme de 3,8 %, un chiffre qui a également été révisé à la hausse. Cette tendance semble s'être poursuivie au troisième trimestre, soutenue par l'augmentation des marchés boursiers liés à l'intelligence artificielle et à l'utilisation des épargnes accumulées par les ménages. Cependant, le taux d'épargne des ménages a chuté à 4,1 % en août, le plus bas depuis 2022, selon les données du BEA. Géographiquement, la performance économique a été inégale. Des États comme New York et Delaware ont connu une forte croissance, avec une augmentation de 4 % à New York et de 3,5 % à Delaware dans l'activité économique. En revanche, des États tels que le West Virginia et le Wyoming ont connu des difficultés, avec une baisse de 2,3 % au West Virginia et de 1,6 % au Wyoming. Selon les données d'ADP Research, les entreprises ont accéléré leur embauche en septembre, créant 90 000 emplois, le plus haut niveau en trois mois. Les secteurs de l'éducation et de la santé ont été particulièrement actifs dans la création d'emplois. La croissance de l'emploi est suivie de près par la banque centrale américaine, la Réserve fédérale (Fed), car elle influence les décisions concernant la politique monétaire. La Fed s'inquiète de la reprise de l'inflation, qui se maintient au-dessus de son objectif de 2 % à 3,4 % en août. Lors de sa dernière réunion, la Fed a pensé que le marché du travail dynamique pourrait résister à des taux d'intérêt plus élevés. Au milieu de septembre, la Fed a relevé les taux d'intérêt pour la première fois depuis 2023 et pourrait continuer à le faire au cours des semaines à venir si le marché du travail et les conditions économiques globales restent solides.